L’élégance du hérisson (Muriel Barbery)

Ca y est, pile poil le jour de la sortie du film, je termine le livre. Ouf !!!

Lire. Lire viteencore plus vite. C’est finalement assez rare, surtout si l’on fait abstraction des romans policiers, de retrouver cette soif de tourner les pages encore et encore, de vouloir lire toujours plus vite pour savoir ce qui va se passer après … l’essence même d’un livre réussi.

Alors, oui, j’ai été littéralement emballée et  j’ai dévoré avec délectation de livre de Muriel Barbery. J’y ai retrouvé des intonations à la Amélie Nothomb (du moins dans ses premiers romans) et surtout cette élégance de l’écriture.

Tout m’a plus dans ce livre. Les personnages (même stéréotypés), l’écriture (de haute exigence sans être pompeuse), les références littéraires (Ah, Tolstoï !!!) disséminées au gré des pages, les réflexions (sur la société, le monde des adultes vu par une adolescente, les rapports humains, les riches …), l’alternance entre humour et ton grave.

 C’est drôle et piquant comme un hérisson, ah, elle était trop facile mais je n’ai pas pu m’en empêcher. Pourquoi ce titre, et bien tout simplement parce que  « Mme Michel, elle a l’élégance du hérisson : à l’extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j’ai l’intuition qu’à l’intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes. » (Tu vois Noum, je n’ai rien inventé)

 Bon, juste un petit bémol (j’ai une réputation de ch***** à tenir), la sauce est un peu longue à prendre, les récits de la jeune Paloma et de Renée la concierge sont un peu longs à se fondre mais sans aucun doute, cela vaut la peine de s’accrocher.

 De quoi ça cause ? Lisez ces quelques lignes et je n’en dirais pas plus sous peine de vous priver du suspens qui se mérite.

 « Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’idée que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants ».

 « Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »

 En conclusion, c’est un ouvrage jouissif, savoureux et intelligent. Je ne suis pas sûre d’avoir porté attention à tous les petits trésors parsemés au fil des pages et outre l’envie que j’ai de vous le faire lire, celle de le relire me tiraille déjà. En attendant, je vais aller voir le film !!!

1 Comment

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Livres de femmes | Instantanés Futilesreply
juillet 19, 2013 at 05:07

[…] m’ont fait vibrer : « L’élégance du hérisson » de Muriel Barberis dont j’ai parlé là puis, « Ensemble c’est tout » d’Anna Gavalda, devenu depuis un film à succès et […]

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