Critiques littéraires

Paris, Kandinski #2

« Les grands tableaux qui se forment peu à peu dans mon cœur …. » c’est par ces mots, exprimant son attachement profond à la peinture que Kandinsky évoque les œuvres qu’il projette de réaliser.

Alors ça y est, j’en rêvais, je l’ai fait … et j’ai aimé cette expo. Les œuvres sont présentées par ordre chronologique, balayant par la même la vie de l’artiste de 1907 à 1942. L’audio guide fourni à l’entrée est très bien fait : les explications sont intéressantes, soulignant les événements qui articulent sa vie et son œuvre et apportant un éclairage indispensable à la compréhension des œuvres. Bon, loin de moi l’idée de vous faire croire que j’ai tout compris car, même avec moult explications, les troïkas, les cavaliers ou l’atmosphère … il faut parfois beaucoup, beaucoup chercher pour les trouver !!!

Peu importe, comme attendu, j’en ai pris plein les yeux, j’ai refais deux fois la visite, par intérêt mais également à la recherche de l’original du tableau que j’ai à la maison afin d’en  décoder la signification. Sans succès alors, au vu des autres œuvres de la même époque, j’en déduis qu’à Paris, Kandinsky ayant fait la connaissance de Miro, Brancusi ou Léger, il a été marqué par l’influence du surréalisme. On trouve donc dans ce tableau une joie de vivre et une légèreté nouvelle, des formes qui dansent sur les lignes, reflet de la gaîté des années parisiennes de l’artiste … voilà sans doute pourquoi j’aime tant ce tableau amusant et coloré.

Et puis je retiendrai également cette phrase « L’art abstrait est le plus difficile de tous, pour pouvoir s’y adonner il faut être un bon dessinateur, avoir une grande sensibilité pour la composition et les couleurs, et, le plus important, être un authentique poète ». Bref, n’est pas artiste qui veut. Il ne suffit pas d’aligner un triangle jaune, un rond bleu et un carré rouge !!!

J’en ai également profité pour faire un tour à l’exposition Alexander Calder, sculpteur du XXème siècle. Les dizaines de figurines réalisées à partir de bric et de broc et animées de mécanismes sont absolument charmantes et  le « cirque Calder » tout à fait original. Les mobiles suspendus mis en scène par un jeu de lumière irréprochable respirent dans l’espace et enfin, les sculptures en fil de fer, vides sont d’un modernisme époustouflant. J’ai flâné moins longtemps à cette expo mais il aurait été dommage de passer à côté.

Alors voilà, c’était LE billet culturel de l’année. Pendant que j’arpente les salles d’expo, je ne dépense pas, et je n’ai même pas eu envie de faire les soldes. A méditer …

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