Enquête dans le brouillard (Elisabeth George)

La saison touristique tire à sa fin, me laissant davantage de temps libre et c’est tant mieux car j’ai découvert les romans policiers d’ Elizabeth George. Je ne connaissais d’elle que son nom, sa nationalité (américaine) et sa passion pour l’Angleterre et pour Shakespeare.

Il y a peu, j’ai eu envie de lire son dernier roman « Le rouge du péché » mais j’ai écouté les conseils de Véronique qui m’a expliqué que sans la lecture des précédents opus, le livre resterait totalement incompréhensible. Comme rien ne me fait peur (dans le même esprit, je me suis envoyée plus de 10000 pages de « Fortune de France ») Me voilà donc lancée dans la lecture des 15 ou 16 premiers romans de la dame.

Attention, c’est un véritable plaisir, j’en ai déjà dévoré 3 en deux semaines, et je vous rappelle que je ne fais pas que lire, traduire : c’est passionnant.

Elizabeth George s’est donc spécialisée dans l’écriture de romans policiers « à l’anglaise » dans lesquels on retrouve les même policiers de Scotland Yard : l’inspecteur Thomas Lynley, également huitième comte du titre des Asherton, beau, élégant, riche, bon, plein de compassion, et le sergent Barbara Havers, issue d’une banlieue crasseuse de Londres, et convaincue que tous les maux dont souffre la société sont dus de près ou de loin à la Noblesse.

Outre le fait que ce soit fort bien écrit et richement documenté, l’intrigue est bien menée et l’auteur porte une attention toute particulière à la psychologie des personnages. Pas de caricatures gentils-méchants, les enquêteurs sont profondément humains, ayant leurs qualités et leurs faiblesses. La description minutieuse (trop parfois) des actes et des situations qui précédent le crime permet de ne pas considérer trivialement l’assassin comme un monstre.

Je vous livre juste la note de l’auteur pour le premier tome « Enquête dans le brouillard« .

Le sergent Barbara Havers est résolument laide et revêche et bien décidée à le rester. Elle adore son boulot mais l’idée de faire équipe avec l’inspecteur Lynley, un ancien d’Eton, pur produit de l’aristocratie britannique, lui est insupportable. Un type qui prétend travailler à Scotland Yard pour se rendre utile à la société, au lieu de vivre sur ses terres ! Un type pourri de charme et avec qui aucune femme n’est en sécurité. Sauf la pauvre Barbara évidemment… Mais les querelles de ce couple inattendu cessent vite devant l’atrocité d’un crime qu’ils sont chargés d’élucider. Dans un paisible village d’Yorkshire, on a trouvé le corps sans tête de William Teys, paroissien modèle. A côté du cadavre, une hache et, près de la hache, une grosse fille qui gémit : « C’est moi qui ai fait ça et je ne le regrette pas. » L’épouvante ne fait que commencer.

En pleine rentrée littéraire, alors que je constate que l’abondance finit par nuire, que le monde de l’édition sort plus de titres qu’il n’est possible d’en lire, que j’ai acheté « Un roman Français » sorti il y a 10 jours, que je ne l’ai toujours pas lu … me voilà toute impatiente de passer chaque fois au tome suivant … il en reste 14 !!!

Share your thoughts