Critiques littéraires

Mon enfant de Berlin (Anne Wiazemsky)

Je ne publie pas grand chose en ce moment … par manque d’inspiration, manque de motivation mais surtout manque de temps. La saison touristique est pourtant terminée, Loulou étant blessé, le mode cavalière est en veille, la maison s’est partiellement vidée des enfants … mais je suis boulimique de lecture !!!

Alors, au moindre moment de libre, je saute sur mon livre, au détriment de ménage et repassage (laissons la Bree Van de Kamp qui sommeille en moi en paix, elle reviendra bien assez vite), pendant ma pause déjeuner j’avale ma salade distraitement alors que je tourne goulument les pages, pas de film à la télé ce soir, no souci, je file au lit avec mon livre.

J’ai bien avancé dans ma lecture des livres d’Elisabeth Georges, si mes calculs sont bons, elle ne devrait rien publier un avant 2010 et je devrais être à jour des aventures du couple de policier Lynley et Harvers.

Mais le livre qui me captive autant en ce moment c’est « Mon enfant de Berlin » de Anne Wiazemsky (ça y est, ce nom et son orthographe sont définitivement ancrés dans ma mémoire). Je l’ai acheté sur les conseils du libraire (je vous raconterai d’ici peu pourquoi) qui se sont révélés fort avisés.

Anne Wiazemsky est la petite fille de François Mauriac. Je n’ai pas souvenir d’avoir lu d’autres livres de cet écrivain que Thérese Desqueyrous ou Le nœud de vipères mais c’est surtout que le nom de Mauriac a bercé mon enfance au rythme des vacances passées chez ma grand-mère qui nous parlais sans cesse de Malagar, la célèbre propriété des Mauriac, tout près de chez nous.

« Mon enfant de Berlin » est donc l’histoire de Claire, fille de François Mauriac … racontée par la fille de Claire à partir du journal intime de sa mère et de la correspondance entre cette dernière et ses parents au sortir de la seconde guerre mondiale.

En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c’est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l’ignorer. Elle souhaite n’exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l’admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu’elle est la fille d’un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l’une d’entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c’est l’amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.

Je ne vous en dis pas plus, surtout parce que j’aurais beaucoup de mal à vous expliquer le bonheur que m’a procuré ce livre au fil des pages. C’est un roman magnifique et fort. Dès les premières pages, j’ai été happée par l’histoire de Claire. Le montage du livre sous forme épistolaire est remarquable, Anne Wiazemsky a un immense talent de conteuse et ce livre est un merveilleux cadeau à la famille Mauriac.

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1 Comment

  • Reply
    Livres de femmes | Instantanés Futiles
    19 juillet 2013 at 17 h 20 min

    […] Dans l’ordre de mes dernières lectures, impossible de passer à côté de « Mon enfant de Berlin » d’Anne Niazemsky que j’ai adoré. Pour en savoir plus, c’est ici. […]

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