En effeuillant Baudelaire (Prix de la mare au diable 4/10)

Ken Bruen

4ème de couverture : Michael Shaw est un petit-bourgeois ordinaire, comptable sans avenir, ni vraiment de passé. Dans un pub londonien minable, il rencontre Laura. C’est un cataclysme: elle le subjugue et l’entraîne dans un monde peuplé d’êtres loufoques, où se mêlent drogue, sexe et jeux de pouvoir. Pour s’intégrer, Mike est sommé de relever un défi: tuer le père de la jeune femme.

De Ken Bruen, je n’avais jamais rien lu, tout juste entendu parler des séries de policier  “Jack Taylor” et“Robert & Brant”. Le livre “En effeuillant Baudelaire”est – c’est une chance – indépendant de ces séries. Ce qui m’a immédiatement attiré, c’est le titre. Je l’ai entamé sans avoir même lu la quatrième de couverture et bien m’en a pris, j’ai lu ce livre dans le moindre apriori.

Ce que j’en ai pensé : J’ai de suite aimé le personnage principal, un non-héros qui m’a un peu fait penser à l’informaticien de Michel Houellebecq dans « Extension du domaine de la lutte ». Comptable, homme ordinaire et banal, jeune sans l’être, à la morale douteuse, Mickael Shaw est issu de la classe moyenne anglaise. On lui prédit peu d’avenir, il n’a pas de passé ou presque. Il se laisse porter par la débauche, il est puant de vices, s’éclate au travers de la violence et de l’alcool mais allez savoir pourquoi, il reste sympathique.

Un mot sur le style littéraire … pas facile. Pas de fioritures c’est une évidence. Ici, ni adjectifs, ni adverbes mais des dialogues et le moins que l’on puisse dire, c’est que Paul Bruen a le sens du dialogue. On dirait presque un scénario. Moi qui adore les belles phrases, le style bien léché, paradoxalement, je me suis régalée de ce policier un peu comme on est étourdit au cinéma par un film qui décape et je suis arrivée à la dernière page très vite, et un peu sonnée … par ce livre pas ordinaire.

Livre offert par alapage.com en partenariat avec le prix littéraire des blogueurs

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