Critiques littéraires

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi (Katherine Pancol)

Ecureuils de central Park

4ème de couverture : Souvent la vie s’amuse.

Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.

Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.


Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…

Il y a deux ans maintenant, je découvrais « Les yeux jaunes des crocodiles », presque au moment ou sortait « La valse lente de tortues ». J’avais adoré le premier opus, été déçue par le second mais je me suis replongée avidement dans le troisième volet des aventures de Joséphine et de ses proches.

Voilà donc la famille Cortes de retour, et bien mal en point. Joséphine se laisser porter par un quotidien morne et triste depuis la mort de sa sœur, Hortense sa fille ainée peine à faire sa place dans le monde de la mode qu’elle a choisi pour ses études à Londres, Zoé, sa fille cadette est amoureuse de Gaëtan qui vit maintenant en province, Shirley son amie de toujours est en colère et ne sait ni contre qui, ni contre quoi, Gary, le fils de Shirley, accessoirement petit-fils de la reine d’Angleterre profite d’une jeunesse dorée à Londres, Josiane et Marcel ont bien du mal à suivre le petit Junior et son QI surdimensionné … et voilà, c’est reparti pour 848 pages.

On y retrouve tous les personnages, toujours aussi nombreux mais finalement on les connaît et dans ce dernier volume, ils sont construits et aboutis. Ils ont tous en eux, un  petit quelque chose qui nous ressemble et qui les rend si sympathiques. On passe de l’un à l’autre sans difficulté, les transitions sont très bien faites et cela confère une fluidité de lecture fort agréable.

Certes, c’est parfois tiré par les cheveux, voire loufoque (le personnage de Junior), on devine la fin mais peut importe, il est si plaisant de se laisser porter par ces lignes écrites avec talent. C’est émouvant, charmant et surtout si prenant que j’ai dévoré ce pavé auquel je reprocherai juste son poids qui m’a empêché de lire couchée au lit !!!

Bref, ce n’est peut-être pas de la grande littérature, mais c’est simple, efficace, j’adore et je vous le recommande.

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