Critiques littéraires

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

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Coucou les fillottes, ça y est, je suis à J-4 de mon nouveau chez moi et en attendant l’arrivée de nos meubles pour jeudi, j’ai tout de même installé un bureau et une livebox … le retour à la civilisation est bon !

J’ai par là même retrouvé davantage de temps (enfin tout est relatif) et je vais tenter de reprendre un rythme de publication à peu près décent sur ce blog qui est jachère depuis le début de l’été.

Ces dernières semaines, j’ai survécu à de grandes batailles administratives, je suis sortie indemne de quelques semaines de cohabitation avec beau-papa et belle-maman, nous avons fait pas mal de kilomètres avec M-Chéri, bu quelques litres d’alcool à force d’accumulation d’apéritifs improvisés ou non, passé de bons moments en famille  … et j’ai tout de même trouvé le temps de lire quelques livres.

La critique du jour date un peu, le livre étant sortie il y a plus d’un an. J’en ai beaucoup entendu parer, plusieurs fois à la radio à sa sortie me demandant s’il s’agissait d’un gag tant le titre est farfelu puis au fil des semaines, sur pas mal de blogs. Il semble que ce soit un livre que le bouche à oreille a mené au succès … ce n’est pas ici que je vais démentir.

4ème de couverture : Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant. Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey , découvrant l’histoire de l’île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies… Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

J’ai tout aimé dans ce livre : la forme épistolaire si spontanée, les personnages, leur vie sur l’île de Guernesey, la part historique de la seconde guerre mondiale version anglaise, les  références à Jane Austen ou aux sœurs Brontë.

A l’heure du tout électronique, ce livre m’a donné des envies d’écritures, de cartes, de petits carnets et surtout me conforte dans mon idée que j’aime lire et par dessus tout, j’aime l’odeur du papier au fur et à mesure que je tourne les pages.

C’est tour à tour émouvant, drôle, parfois teinté d’humour britannique, parfois aussi un peu top naïf bref, totalement charmant, je me demande comment j’ai pu passer à côté de ce livre aussi longtemps !!

Mention spéciale à la couverture du livre si charmante avec cette pile de lettre joliment enrubannée de rouge.

 

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