Critiques littéraires

Rapt


Hier soir, avec M-Chéri, nous sommes allés voir « Rapt ». Et, fait assez rare, nous sommes ressortis tous les deux emballés par ce film.

2009 est sans aucun doute l’année d’Yvan Attal. Après « Les Regrets » de Cédric Kahn et « Partir » de Catherine Corsini, il est carrément bluffant dans le film de Lucas Belvaux « Rapt » … s’il n’obtient pas un César en 2010, c’est à n’y rien comprendre !!!

Le sujet du film, librement inspiré de l’enlèvement du baron Empain, tient en quelques mots. Kidnappé en bas de son hôtel particulier parisien, Stanislas Graff, capitaine d’industrie est séquestré, humilié, mutilé et enfin libéré après des semaines de détention.

Yvan Attal
, y est méconnaissable, amaigri pour les besoins du film, son interprétation est magistrale. Il joue avec un réalisme stupéfiant cet homme flambeur qui se trouve anéanti par des conditions de détention  inhumaines et en proie à un douloureux face-à-face avec lui-même.

Anne Consigny (sa femme dans le film) est également époustouflante en épouse bafouée, la double vie de son mari étalée dans la presse alors qu’elle se bat pour préserver ses filles et conserver un minimum de dignité.

Je regrette simplement un mauvais équilibre du film entre la part consacrée à la détention et celle, la plus fascinante à mon sens, consacrée à l’après libération, au retour de Stan dans sa famille et parmi ses collaborateurs, au manque de compréhension et à l’absence d’empathie de son entourage. Ce retour tant attendu qui sera un cauchemar après l’enfer de la captivité puisqu’il sera abandonné, jugé par les siens et écarté du pouvoir par ses associés.

D’un autre côté, comme je n’ai pas vu le temps passer, si la fin avait du être développée, le film aurait duré 3 heures alors pour conclure, ce film est d’une intensité remarquable, un bon thriller à la française … à voir.

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