D’après une histoire vraie (Delphine de Vigan) – RL2015 #1

201509 lecture

Et voilà, c’est reparti pour un tour avec la rentrée littéraire 2015.

Et sans rien savoir du quatrième livre de Delphin De Vigan, cette couverture avec trois photomatons d’une jeune fille qui pourrait être l’auteure m’a de suite interpelée. L’histoire est celle de Delphine, écrivaine qui après le succès de son livre « Rien ne s’oppose à la nuit » se trouve sans cesse confrontée à deux questions : cette histoire (celle de sa famille au suicide de sa mère) est-elle vraie ? et « que vas-tu bien pouvoir écrire après ça » ?

L’auteure raconte alors Delphine, à la première personne, assaillie par le doute face à ces questions et sa rencontre avec L., une femme étrange qui va bousculer sa vie. L. est féminine et élégante comme aimerait l’être Delphine, L prête sa plume à des personnalités. L. est toujours impeccable, parfaite et présente. L. qui semble être la seule à comprendre la vulnérabilité et le désarroi de Delphine et qui peu à peu va s’immiscer dans l’intimité de cette dernière au point de prendre une place grandissante dans sa vie et de devenir indispensable, le tout à l’insu de la famille et l’entourage de Delphine.

Je ne vous en dirai pas davantage, si ce n’est que ce livre se dévore comme un polar et que la dernière page tournée, je suis toujours sans réponse : fiction ou réalité ? Personnage réel ou double ? roman ou récit intime ? Toute la magie de ce livre réside dans ces questions.

Le « roman » aux allures de thriller psychologique est bâti en trois parties : « Séduction », « Dépression » et « Trahison » qui, habilement, manipulent et perturbent le lecteur.

C’est une fois encore un livre magnifique et troublant que nous livre Delphine de Vigan. Elle y fait des références à Misery de Stephen King qu’il va falloir que je lise. C’est diaboliquement bien écrit et construit ; je suis très heureuse de l’avoir lu avant d’avoir vu toute critique qui pourrait en dévoiler un peu trop.

Alors juste un conseil, lisez le, absolument, et très vite !!!

Et puis juste quelques lignes lues page 153 au sujet des petits carnets dont je parlais il y a peu : « je prends des notes sur des petits carnets. Je les aimes fins et légers, à couverture souple, avec les lignes. je les garde au fond de mon sac, où que j’aille , les emporte en voyage, en vacances et j’en dépose toujours un le soir venu sur ma table de nuit. J’y note des idées … il m’est arrivé d’en avoir cinq ou six entamés, chacun correspondant à un projet différent ; je finis toujours par tout mélanger » … j’adore !