Au pays des terres hautes (Anselme Baud)

« On ne vainc aucune montagne, on la gravit avec plus ou moins de brio, et parfois elle se montre accueillante, parfois au contraire elle rappelle tragiquement sa toute-puissance. Il n’y a là aucune cruauté, mais peut-être une représentation de la réalité face à nos croyances, à nos désirs, aux illusions que se forgent les hommes.
La montagne est souveraine, imprévisible, magnifique, inhospitalière, infiniment précieuse, nécessaire, mortelle : elle est tout cela selon qui la regarde. Et les hommes qui l’aiment le savent au prix du deuil. » 

Ado, j’ai dévoré les livres de Frison-Roche , pleuré sur La neige en deuil d’Henri Troyat et rêvé de hauts sommets. J’ai eu la chance de skier depuis ma plus tendre enfance et vivant au pied des Pyrénées, j’ai toujours été attirée par la montagne, randonnée, ski ou escalade faisant partie de mon quotidien … dans une toute autre mesure que celle d’Anselme Baud, mais la connaissance de la montagne, m’a permis d’aborder ce livre avec beaucoup de facilité et de plaisir.

Anselme Baud, guide de haute montagne, lui-même devenu formateur de guides a été un des pionniers du ski extrême. Partant du principe que «Tout ce qui est blanc se descend , il a dévalé des pentes mythiques à travers tous les continents. Dans ce livre, il nous fait partager ses aventures, des rencontres incroyables … de sacrées frayeurs dont certaines dramatiques mais surtout un environnement envoutant.

En commençant ce livre, le côté « récit » me faisait un peu peur mais il n’y a rien d’ennuyeux ici. Ce n’est pas non plus une autobiographie linéaire et encore moins un récit catastrophe dans le genre « Everest » (j’y pense car le film est passé sur petit écran il y a peu) mais des séquences qui se dégustent petit à petit, des histoires heureuses ou malheureuses qui rappellent à ceux qui ne le savent pas que la dure réalité de la montagne fait très rapidement oublier la beauté du spectacle.

J’ai aimé le réalisme ce livre, le côté anti-sensationnel, les anecdotes, le récit d’expéditions anciennes, la découverte du ski extrême … bref, une belle découverte !

Merci à Babelio et aux éditions Kero pour cet envoi.

8 Comments

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sophie bazarreply
avril 09 at 05:04

Je ne connais pas spécialement la montagne, mais j’ai récemment adoré Les Huit Montagnes de Paolo Cognetti, si tu ne l’as pas encore lu ça en vaut vraiment la peine !

Laurencereply
avril 19 at 03:04
– In reply to: sophie bazar

Ah je note, je ne connais ni ce livre, ni cet auteur ! Merci pour le conseil.

yukoreply
avril 09 at 08:04

Merci pour cette jolie chronique toujours argumentée. On a toujours envie d’en savoir plus, ne serait-ce que pour pouvoir en rediscuter ! douce soirée à toi ^^

Laurencereply
avril 19 at 03:04
– In reply to: yuko

Il faudrait qu’on se programme une LC ! J’ai vu que tu en avais initié quelques unes mais je suis dans une série « petit livre » en ce moment alors le nombre de page m’a effrayée !!! Bises Yuko

Koalisareply
avril 11 at 11:04

Ca donne envie de le lire !

Laurencereply
avril 19 at 03:04
– In reply to: Koalisa

Oui, c’est bien !!

Matching Pointsreply
avril 12 at 04:04

« La neige en deuil », un excellent souvenir de lecture adolescente. Un auteur moins connu qui a situé un thriller dans nos chères Dolomites : Luca D’Andrea, « L’essence du mal ». Vaut la lecture pour les passionnés de paysages de montagne.

Laurencereply
avril 19 at 03:04
– In reply to: Matching Points

Encore un auteur que je ne connais pas … merci pour cette suggestion de lecture !

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