Manderley for ever (Tatiana de Rosnay)

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Je crois n’avoir jamais rien lu de Daphné du Maurier. Je crois même que je savais tout juste qu’elle avait écrit Rebecca et que cela avait été un best seller traduit dans de nombreux pays. Je ne savait pas qu’elle était l’auteur de nombreuses nouvelles dont certaines ont été rendues (encore plus) célèbres par Alfred Hitchcock … bref, concernant Daphné du Maurier, je ne savais rien ou presque !

Mais comme j’ai quand même pas mal entendu parler de la biographie de Melle du Maurier, écrite par Tatiana de Rosnay et que je suis à fond dans la série Dowtown Abbey (je sais, je suis en retard mais je viens de m’envoyer les 5 saisons d’un coup ou presque !), ce livre sur fond de Royaume Uni balayant le XXème siècle était pour moi !

Aucun doute, la personnalité et la vie de Daphné du Maurier sont de merveilleuses matières à un roman et c’est ainsi que se lit cette biographie. Née en 1907 dans une famille bourgeoise-bohême (son père était un acteur de théâtre connu, son grand père écrivain), la petite Daphné grandit auprès de ses sœurs. C’est la plus jolie, mais aussi la plus introvertie et sans aucun doute la plus torturée des trois soeurs. Au fil du siècle, nous découvrons sa vie de jeune pensionnaire en France, son amour pour ce pays, sa vie de femme puis de mère, sa passion pour l’écriture, pour les Cornouailles, les belles demeures, la mer ou bien encore les vieilles pierres … tout ce quotidien qui nourrira ses écrits.

J’ai beaucoup aimé la vie de cette femme passionnée et résolument libre et moderne, l’analyse de ses créations(le mot crréation trouve ici tout son sens) littéraires, les critiques de l’époque, les réactions de ses proches, mais surtout, Tatiana de Rosnay restitue à merveille les liens si particuliers qui lient Daphné aux différentes maisons qu’elle a habité (ou qui l’ont habitée !). J’ai dévoré ces quelques 500 pages et je me demande si c’est le regard d’un écrivain sur un autre écrivain qui rend se livre aussi passionnant, le roman d’une vie !

Je le termine en ayant envie de lire au moins quelques nouvelles de Daphné du Maurier, histoire de découvrir l’atmosphère envoutante si bien décrite par Tatiana de Rosnay.

Lointaines merveilles (Chantel Acevedo)

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Si vous voulez voyager, loin et vous laisser emporter par une conteuse merveilleuse, ce livre est fait pour vous !
Nous sommes en 1963, à Cuba. Un terrible ouragan menace l’île et huit femmes vivant seules sont mises à l’abri dans une vieille demeure, ancienne résidence du gouverneur de l’île. Alors que la tempête fait rage, que le niveau de l’eau monte, chacune se livre un peu sur sa vie. Maria-Sirena, conteuse hors pair se laisser emporter par ses confidences et déroule la vie de ses parents, sa naissance et sa jeunesse, livrant un récit passionnant – et passionné – qui dessine l’histoire de Cuba et des tourments politiques qui ont secoué l’île.

Alors que Cuba est une destination qui fascine, visiter l’histoire de Cuba, des guerres d’indépendance (je ne connaissais que la révolution Castriste), découvrir la misère dans laquelle ont vécu les rebelles sous le joug espagnol, tout ça m’a passionné. Lulu, la mère de Maria-Sirena est d’ailleurs sans aucun doute le personnage le plus fascinant et rebelle de ce roman.

La construction narrative quand Maria Sirena raconte alterne avec des retours sur le présent qui sont autant de respirations. La conteuse reprend son souffle, et le lecteur également tant la vie des ces héroïnes est épique.

C’est flamboyant, cela se lit d’une traite et vous emporte loin, pour un voyage merveilleux.

La vocation (Sophie Fontanel)

 

SAMSUNG CSC

Sophie Fontanel, j’ai l’impression de la connaître depuis toujours … enfin depuis « La grande Famille » sur C+ alors autant vous dire que ça date.

J’adorais ses rubriques, j’ai aimé ses livres et j’aime toujours cette autodérision et la simplicité dont elle ne se départ jamais.

Son dernier livre La vocation est un roman autobiographique alternance de chapitres racontant l’exode de Méliné (sa grand mère) et le présent de Sophie devenue directrice de la mode pour le magazine ELLE. Méliné a fuitl’Arménie et les persécutions subies par son peuple. Elle a des rêves de mode et d’élégance à la française. Chaque chapitre rapproche un peu plus les vies de Méliné et de Sophie. Au fil des pages, leurs parcours (et quels parcours !) se rejoignent et la passion commune de la mode qui les anime est confrontée : « l’adoration des beaux vêtements » pour l’une et la réalité d’un monde fascinant mais tellement fermé et conventionné pour l’autre.

Les chapitres sont courts, c’est vif et bien écrit. C’est une histoire de famille (même si l’auteure a pris des liberté avec l’histoire de cette dernière), mais aussi celle de l’intégration des arméniens et de l’émancipation des femmes des années 20 à aujourd’hui.

Sophie Fontanel n’est pas tendre avec le milieu de la mode (ni avec elle même d’ailleurs) lorsqu’elle explique le manque de spontanéité, l’enjeu du business, la course au paraître et ce moule dans lequel elle n’arrive pas à rentrer. Il y a beaucoup d’humilité et de recul dans ce livre, une jolie parenthèse de lecture estivale !

La COP21 et mon vanity

J’ai régulièrement des relents d’écologie. Non pas que je ne le sois pas au quotidien (je trie, je marche, je suis locavore au maximum … bon, je consomme trop mais ça, c’est un autre débat) mais disons que régulièrement j’ai des prises de consciences un peu plus aigües.

Il y a quelques semaines, une liste de produits cosmétiques agressifs (voire dangereux) a été dévoilèe et tout récemment ce sont les produits d’entretien carrément nocifs qui ont été pointés du doigt. Du coup, j’ai décidé de faire un peu le point sur mon propre mode de fonctionnement version salle de bains !

1 : Je garde les échantillons glanés dans les magazines ou en parfumerie depuis des années. J’ai jeté tous les fonds de teint, j’ai utilisé les shampoings et lait pour le corps (quitte à m’intoxiquer c’est vrai mais je ne suis pas à un paradoxe près …). J’ai trié sérums, masques, soins yeux et crèmes et cela fait plusieurs mois que ma routine quotidienne est faite de petits sachets (ma peau n’est pas susceptible, ouf !!!) je dois pourvoir tenir encore quelques semaines à ce rythme … le côté positif est que je n’aurai rien acheté en terme de cosmétique depuis plus de 6 mois.

2 : J’ai terminé tous les tubes, flacons ou pots entamés, prenant conscience de ma frénésie de découvrir des nouveautés … ridicule ! Il est évident que tous ces contenants ont terminé dans un sac jaune !

3 : J’ai rédécouvert les vertus du savon. Ma fille en fait des parfaits aux huiles essentielles et finalement le plus dur est de trouver un joli porte-savon égouttoir car le savon qui vous échappe des mains sous la douche ou qui baigne au fond du bac c’est l’horreur !
D’ailleurs ma chérie, si tu passes ici … je n’en n’ai plus et si tu pouvais me les faire sans coeur car après j’ai de la peine de les utiliser 😉

4 : j’ai raméné chez Séphora tous les flacons de parfums vides qui trainaient – en décoration ? – dans la maison (ce qui en outre permet d’obtenir une réduction de 20% sur votre achat … mais je n’ai rien acheté, j’en ai encore plusieurs d’avance … no comment !!)

5 : j’ai remplacé les cotons et autres disques à démaquiller par les éponges Konjak (éponge composée de fibres végétales de Konnyaku). Cette petite éponge ronde nettoie en profondeur sans abimer la peau et elle est légèrement exfolliante. Moi qui utilisait au moins 10 disques par jour c’est un net progrès !  Je lave les éponges en machine régulièrement dans un sac à lingerie.

6 : Bon, là vous allez sans doute vous dire que je vire à l’intégrisme mais je vous assure que je suis une personne sensée, saine d’esprit et somme toutes assez modérée ; j’ai pour la première fois réalisé mon déodorant maison et je vous assure que c’est aussi efficace que simplissime. Exit donc tous mes déos à spray ou stick (sac jaune également ça va sans dire 😉 ) … et oui je transpire et non, avec ce déo maison je ne pue pas !!

7 : Avec mon boulot, j’ai régulièrement les mains dans l’eau ou la vapeur (je dois bien essuyer 100 verres chaque jour). J’ai testé x crèmes pour les mains et là, je viens de découvrir le graal : l’huile de chanvre en alternance avec l’huile d’amande douce. Finis les tubes plastiques (il n’en fallait au moins un par mois) je peux même recharger mes petits flacons pompes.

8 : De plus en plus, je fais attention aux emballages. Je n’achète plus de crèmes en pots en verre certes magnifiques mais il y a plus lourd de pot que de crème et l’illusion d’en avoir davantage ne fonctionne plus. J’évite les produits emballés et sur-emballés, je privilégie les plus gros contenants. Du coup, je m’interroge sur mon abonnement à Birchbox qui certes me fait découvrir des produits mais quand même c’est anti-développement durable à souhait entre les doses miniatures, les jolis coffrets, plus celui de la poste … mais bon, je l’ai déjà dit, je ne suis pas à un paradoxe près !!!

9 : bon, je pourrais ajouter en vrac que je ne prends pas de bain (et pour cause je n’a pas de baignoire mais quand même je n’aime pas ça !), que j’utilise des éco-recharges de coton-tiges (sans le baronnet plastique le coton-tige), que je ne me lave les cheveux que deux fois par semaine (c’est fou ce que les shampoings et autres masques encrassent la bonde de la douche alors imaginez dans les égouts et plus loin …)

Dès que j’ai le temps, je vous refais le même billet version prosuit d’entretien, je suis à fond 😉 !!
Et vous, l’écologie ou la gren-attitude, ça vous titille ?