Barcelone

Un WE à Barcelone #4


Dernier billet sur Barcelone pour vous parler des marchés et ensuite, je vous laisse tranquille avec la capitale catalane … je réfléchis à ma prochaine destination !

Lors de chacun de nos voyages, que ce soit en France ou à l’étranger, s’il y a un endroit où nous ne manquons jamais de prendre la température de la ville, c’est le marché des producteurs.

Lors de notre WE à Barcelone nous n’avons pas failli à cette règle mais le WE tombait fort mal puisqu’il n’y a jamais de marché le dimanche et que le 1er novembre est un jour férié.

Nous avons tout de même fait un petit tour au marché le plus célèbre d’Espagne, celui de la Boqueria (à mi Rambla). Ce marché existe de puis le XIIIème siècle et même un dimanche veille de jour férié, l’endroit vaut le détour ! Le matin, c’est l’effervescence au milieu des étals et des vendeurs hâbleurs, il parait même qu’en se levant de bonne heure, il n’est pas rare d’y croiser le chef Ferran Adria. Les produits sont de première fraîcheur, les étals de fruits et légumes alignés au cordeau et j’ai découvert des produits totalement méconnus (dont j’ai d’ailleurs oublié l’existence depuis).  Le soir, il fait bon y flâner et boire un verre, cet endroit très populaire semblant être un lieu de rencontre populaire très prisé des Barcelonais.

Nous avons aussi découvert par hasard le marché Santa Caterina, dernier marché construit à Barcelone. Le bâtiment en lui-même est une petite merveille (il est situé dans le quartier de la Ribera près du cœur historique de Ciutat Vella) avec son toit en céramiques multicolores en forme de vague. 1er novembre oblige, il ne nous a pas été possible d’y entrer mais j’espère que ce n’est que partie remise et ce d’autant plus que nous nous sommes laissés dire que le marché était superbe et le bar à tapas au au fond du marché (à l’opposé de l’entrée principale) un incontournable !

Un WE à Barcelone #3


Pour notre dernier jour à Barcelone, il était hors de question que je ne visite pas La Pedrera, édifice qui illustre si bien les qualités de visionnaire de Gaudi. Nous prenons donc le métro direction le quartier de l’Eixample et plus précisément le Passeig de Gracia qui est à Barcelone ce que les champs Elysées sont à Paris. En ce mardi 1er novembre, pas de chance de dérapage shopping et de toutes façons ce ne sont presque que des enseignes de haute couture qui jonchent l’avenue.

Nous remontons donc le Passeig de Gracia vers la Pedreda. Le quartier est chic, très chic et parsemé de chefs-d’œuvre architecturaux symbole du modernisme de la fin du XIXème siècle. La Pedrera (ou Casa Milà du nom du commanditaire qui destinait cette maison à son épouse … la bagatelle) est un édifice qui m’a fasciné par ses formes si particulières : les vagues qui forment la façade principale et les balcons en fer aux moulures tarabiscotées. L’intérieur n’est pas en reste, la construction se révélant fort particulière : pas un mur porteur, une charpente toute en courbes et recourbes et au sommet les étonnantes cheminées, le rapport à l’espace y est surprenant. Pour la petite histoire, la construction achevée, Pere Milà a refusé de payer l’architecte tant la maison était atypique !


Vaillante, j’ai choisi de ne pas prendre l’ascenseur (Mr Chéri lit l’équipe dans un troquet en bas). Je gravis donc les 7 ou 8 étages par l’escalier en colimaçon et assez essoufflée, je suis récompensée en arrivant sur la terrasse aux multiples dénivelés : une vue magnifique sur tout le quartier de l’Eixample. Je découvre depuis là haut le quadrillage des avenues du quartier, la Sagrada Familiaqui se détache au loin (beaucoup plus belle de loin que de près à mon sens) et les cheminées étonnantes, certaines avec leur visage humain, d’autres en mosaïques … aucun doute, cela vaut le détour, même si le billet d’entrée est un peu cher (15 € tout de même).


Mr Chéri s’impatiente en bas et je redescends vers l’appartement-musée, c’est un véritable voyage dans le passé. Broderies à l’ancienne, fer forgé et ustensiles anciens, rien de manque. Cela reste un musée mais non dénué de charme et j’ai circulé de pièce en pièce comme dans un décor de cinéma. ‘appartement a la particularité d’être organisé en rond, autour d’une cour intérieure centrale, une fois encore, le rapport à l’espace est complètement bouleversé. Dire que quelques privilégiés ont aujourd’hui encore un appartement dans cet immeuble … c’est fou !!


La visite terminée, je retrouve Mr Chéri. Nous flânons un peu sur le Passeig de Gracia puis dans les petites rues transversales jusqu’au restaurant du jour : La Bodegueta Carrer de Procença une adresse que je vous recommande vivement si comme nous, vous êtes amateurs de vins (et même dans le cas contraire d’ailleurs). La carte y est particulièrement sélective, le décor est moderne mais pas trop lounge et surtout, les pinchas (entre tapas et plat) sont à tomber. Si vous y allez, ne passez surtout pas à côté des « patatas bravas », les meilleures de Barcelone !!!

Un WE à Barcelone #2


Il était impensable d’aller à Barcelone sans visiter le Parc Güel, celui là même où Romain Duris et Judith Godrèche ont leurs RV amoureux dans le film l’Auberge Espagnole.

J’avais beaucoup aimé l’article de Mariga’z parlant de ce parc et j’ai suivi à la lettre ses explications. Nous avons donc pris le métro, ligne 3, arrêt Vallcarca. Inutile de vous préciser que M-Chéri m’a bénie lorsque nous nous sommes retrouvés au pied des escaliers qui nous menaient au sommet du parc !!

Pour la petite histoire, il a pris les escalators, moi les escaliers et bien m’en a pris car la montée est, certes épuisante, mais de jolies surprises au fil de la montée comme un luthier, des rues étroites avec une perspective hallucinante, une vue sur la mer ou des maisons taguées récompensent de tant d’efforts.

Le parc, devenu public suite à l’échec du projet de Guël (riche homme d’affaire et mécène de Gaudi) offre une balade (gratuite) tout à fait plaisante. Gaudi a trouvé ici un merveilleux terrain de jeu à son imagination débordante. On pourrait y passer des heures mais mon estomac sur pattes me rappelle à l’ordre … cela fait déjà 3 heures que nous marchons …

Arrivés par l’entrée Sud au sommet du parc, ressortis par l’entrée principale, celle où la fameuse Salamandre est à peine visible tant les touristes sont nombreux à s’y faire photographier, nous avons ensuite repris le métro, direction le Barri Gotic et ses ruelles sombres et mystérieuses. C’est sans doute un des quartiers les plus touristiques de Barcelone mais aussi un des plus riches sur le plan historique. Les églises gothiques ou la cathédrale en sont les principaux témoins. Boutiques, bars et restaurants se succèdent dans des rues labyrinthiques.

 L’adresse à retenir pour un repas complet, bon, et à un prix défiant toute concurrence (10 ou 12€ de mémoire, vins et cafés compris) : Melic Del Gotic (7 calle Montsio) ne m’en demandez pas davantage, je ne suis même pas sûre de savoir y retourner !


Sortis du restau, nous avons fait un peu de shopping. Autant je suis fan des magasins Massimo Dutti ou Zara, autant j’ai détesté El Corte Inglés, l’équivalent des nouvelles Galeries françaises … trop de tout à mon goût !  Pour un shopping plus branchés, les boutiques de créateurs sont nombreuses et surtout, pour les arts culinaires, il y a de quoi faire fouiller pendant des heures, on sent bien l’influence de Ferran Adria !


Nous avons terminé l’après midi par une balade sur la fameuse Rambla riche de curiosités en tous genres. Le lieu de promenade est célèbre et en ce WE de Toussaint, à croire que touristes et locaux s’étaient tous donnés rendez-vous tant il y avait de monde. Théâtres, musées, édifices classiques ou plus modernes, en descendant dela Plaza de Catalunuya vers le port, impossible de ne pas s’arrêter tous les10 mètres pour admirer une façade, un balcon ou une gargouille, c’est à vous donner le tournis … ou à attraper un torticolis à force de marcher tête en l’air !

Après cette journée bien remplie, nous avions réservé une table (ou plutôt un espace au comptoir) dans ce qui est réputé être un des meilleurs restaurants japonais d’Europe : Koy Shunka. Facture plus élevée que le midi certes (ça compense) mais mieux qu’un repas, c’est une expérience ! Cet endroit est le temple du bon goût (à tous les sens du terme) et de la zénitude (quel bonheur après cette journée marathon). Les cuisiniers japonais (tous) préparent les plats dans un ilot central entouré du comptoir ou peuvent s’attabler une trentaine de convives. Chaque client peut ainsi assister à la réalisation du tartare de thon, à la confection des sushis, à la cuisson des beignets de tempura … Je n’ai pris aucune photo (je trouvais cela un peu indécent) mais nous nous sommes régalés … des yeux et des papilles. Un peu cher certes mais c’est le genre d’endroit qu’on ne trouve pas à chaque coin de rue et je peux vous assurer qu’il y a sushis et sushis !!!

 L’adresse : Koy Shunka (réservation fortement conseillée) 7 calle Copons (une toute petite rue derrière la cathédrale)

Un WE à Barcelone #1

Nous habitons à tout juste 5 heures de voiture de Barcelone … mais je n’y étais jamais allée. Ce n’est pas faute de me faire rêver et ce d’autant plus depuis que j’ai vu l’auberge espagnole mais nous repoussions toujours à demain ce WE.

Le 1er novembre tombant un mardi, nous tenions enfin notre WE de trois jours, trois clics sur booking.com et voilà l’hôtel réservé. Pour le reste, je me doutais bien qu’il faudrait plus d’un WE pour s’imprégner de l’ambiance cosmopolite et multiculturelle de la belle catalane.

Pour M-Chéri, tourisme rime systématiquement avec gastronomie et le marché est simple : un restau pour une visite. Le choix des quartiers visités se faisant toujours en fonction de la table !!

Nous avons donc séjourné dans le quartier POBLE NOU, traversé LA VILAOLIMPICA, visité les fameuses RAMBLAS, le PARC GUEL et une partie du quartier de l’EIXAMPLE ce qui est final n’est pas si mal pour une première immersion dans une ville en perpétuelle évolution et au rythme frénétique.

Nous avons beaucoup marché, très souvent la tête en l’air tant l’architecture de la ville est riche : nombre de génies architectes, Gaudi en tête y ont laissé leur marque et chaque bâtiment, chaque coin de rue offre une surprise.

Première partie de la visite : POBLE NOU, VILA OLIMPICA et BARCELONETA.

Dimanche, en tout début d’après midi, nous arrivons à bon port. Le quartier POBLE NOU, ancienne zone industrielle, surnommé le « Manchester Catalan » au sud est de Barcelone est un quartier populaire assez tranquille. Malgré l’implantation de sièges de grandes entreprises et de grands hôtels de luxe, ce quartier conserve une ambiance de village très appréciable. Loin de l’effervescence des Ramblas, il fait bon s’y balader le soir ou prendre un petit déjeuner dans les rues, désertées par les boutiques, où bars à Tapas et restaurants se succèdent.

L’adresse à noter : Restaurant El Tres Porquets – Rambla Poble Nou 165

A un quart d’heure de marche, le quartier olympique, ancien quartier industriel et ouvrier entièrement transformé pour les JO de 1992. Nous avons surtout flâné en bord de mer, longeant le littoral entre le fameux hôtel W et le poisson doré de Frank Gehry, devenu le symbole de ce Barcelone aux allures californiennes : restaurants et bars branchés en bord de mer, DJ et musique à fond, joggeurs tenue dernier cris, jolies filles bronzées, bien que nous étions en Novembre, l’ambiance était estivale, chic et presque surréaliste !!


Pour terminer, nous avons traverséLa Barceloneta, quartier très populaire, déserté par les boutiques et où la seule activité possible reste la tournée des bars … tradition et ambiance Fiesta. Ce quartier avait des petits airs de Pampelune un soir de fête, nous nous sommes contentés des souvenirs !!!

A suivre.