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Si jeune et déjà si macho

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 Dans notre nouvelle demeure, certes, le bon roi Henri IV est notre voisin mais nous n’avons pas de lave vaisselle et à peine la place d’en envisager un.

 Du coup, je réapprends à faire la vaisselle à l’ancienne : un bac pour l’eau savonneuse, un bac pour le rinçage, une paire de gants et un égouttoir à vaisselle.

 Presque un mois que nous avons emménagé et je suis toujours la seule à m’y coller, mendiant régulièrement pour que quelqu’un essuie la vaisselle (qui peut fort bien sécher seule … c’est sûr, c’est moins fatigant).

 Vendredi soir, repas à épisodes, au fur et à mesure de l’arrivée des enfants. Petit-B est le dernier, il est 22h et j’ai déjà fait la vaiselle deux fois.

 Ma pomme : « Petit-B, merci de faire la vaisselle »

Petit-B : « la vaisselle ? »

 Ma pomme : « oui, une éponge, un peu de liquide vaisselle … »

 Petit-B prend l’éponge et le liquide vaisselle et pas d’eau. Il n’a jamais vu de maison sans piscine (private Joke for my sister) et visiblement jamais de cuisine sans lave vaisselle.

 Ma pomme : « mais enfin, tu n’as jamais fait la vaisselle de ta vie ? »
(Petit-B n’est avec nous qu’un WE sur deux) 

 Petit-B : « … »

 Ma pomme : « tu n’auras pas toujours un lave vaisselle ».

 Petit-B : « non, mais une femme oui ! »

 Ma pomme : « … »

  … je vous le dis, même en France et 2010, c’est pas gagné l’égalité des sexes, mesdemoiselles, il va falloir vous battre !

M.A.M.

Petit billet extrêment rapide.

Il faut croire que le minimum de règles que j’impose à la maison : ranger ses affaires, mettre son ligne au sale, ne pas hurler, se déchausser quand on arrive du jardin, mettre le couvert, dire STP et merci, rentrer à une heure décente le soir (même prendant les vacances, sachant que 23h30 me semble une heure raisonnable pour courir la campagne), ne pas avoir de conversations indécentes à table, éviter les vulgarités toutes les 3 phrases … sont insurmontables.

Du coup, Petit-B m’a affublée du surnom de MAM (Michèle Alliot-Marie pour les non initiés). Ca ne s’invente pas … Il faut quand même croire que le diablotin a peur des réprésailles car il a respecté (enfin à peu près), le couvre-feu (sic). Allez, sans rancune !!!!

Vacances à l’italienne #3

Mercredi 27 Février : Nous reprenons le train pour Rome. Plus personne ne râle en tirant les valises mais arrivé à Rome, nous sommes tous d’accord pour prendre un taxi plutôt que le métro. Les taxi italiens sont souvent des Multiplat, merci Fiat, nous pouvons voyager à 5, moyennant 1 à 2 euros supplémentaire selon le bon vouloir du chauffeur. Nous arrivons donc dans ce qui sera le dernier hôtel de notre voyage. Disputes, bouderies d’ados et grippe m’ont épuisé … et lorsque j’avais effectué les réservations d’hôtel, j’avais imaginé qu’une chambre familiale pour 5 ce serait sympa … effectivement, c’est animé. Je tiens en me disant que je suis au bout du voyage, plus que 2 jours. Nos valises déposées, nous partons en quête d’un restaurant pour le déjeuner (les résolutions économiques imposant la pause sandwiche au déjeuner sont oubliées depuis longtemps). Petit détour pour repérer l’entrée de la chapelle Sixtine, un miracle, il n’y a personne. Nous enchaînons donc sur la visite. L’accès à la chapelle, comme dirait mon beau frère, c’est comme chez IKEA : un dédale de galeries, chemin obligatoire avant d’arriver au clou du spectacle. Les galeries sont immenses, toutes en longueur, pas un centimètre carré non peint. J’ai mal au cou à force d’avancer le nez en l’air. Deux bonnes heures plus tard, nous nous extasions devant la célèbre fresque de Michel Ange … c’est vrai que c’est beau. Nous sommes tous affamés mais heureux de cette visite. Déjeuner et retour à l’hôtel, sieste pour tous avant de ressortir pour une soirée romaine. Le midi, nous avions dégotté un petit restau minable mais nous avons très bien mangé pas le cas de ce soir, encore un piège à touristes …

Jeudi 28 février : dernière ligne droite. Au programme de cette journée, se laisser vivre, faire quelques achats et profiter de la Dolce Vita. Nous arpentons les rues de boutiques de Luxe. Mon chéri m’offre un sac Gucci. La boutique est pleine de japonaises, clientes beaucoup plus intéressantes que moi sans aucun doute. La vendeuse nous snobbe. Normal, nous débarquons à 5, il n’y a pas d’enfants dans ces endroits là et je flashe pour un petit sac tout simple … sans doute un des moins cher, mais déjà une vraie folie.
Je résisté à l’achat de chaussures. Il faut dire que mes pieds sont étalés dans mes converses et tout gonflés par des Km de marche, j’ai l’impression d’avoir pris 3 kg à force de manger des pâtes, bref, je me sens plus Souillon que Cendrillon et ça me coupe toute envie d’essayer la moindre paire d’escarpins. Nous retournons nous changer à l’hôtel.

Dernière soirée : J’abandonne mon Jean’s et mes converses au profit d’une robe et de bottes à talons. Dernière soirée italienne, il faut faire un petit effort. Nous marchons encore et encore à la recherche du petit restaurant sympa et pas trop cher. Beaucoup sont trop cosy et pas du tout adaptés à recevoir une table de 5 dont 3 ados qui se chamaillent en permanence. Petit-B et Melle veulent retourner là ou nous avons mangé à midi, ils salivent encore à l’idée de la pizza au Nutella … Notre choix se porte sur un restau bondé comme tous les autres (à force de tourner, il est 20h30 et tous sont pleins). Les serveurs, à peine aimables déménagent un couple d’anglais pour nous caser … 5 c’est vraiment le bordel. Peu importe, nous sommes assis, M-Chéri demande un Moscato d’Asti … premier restau de la semaine où ils en ont, le dîner s’annonce bien. La serveuse prend notre commande, sans la moindre note, je suis bluffée. Nous finissons la bouteille de Moscato, même Melle et Petit-B ont droit à un petit verre (et je vous passe les disputes liées à « il en plus que moi »‘). La serveuse arrive avec 3 assiettes de pâtes, puis 3 autres, puis 2 autres … nous sommes partagés entre affolement et fou rire. Je lui explique tant bien que mal que nous avons commandé 5 primi plati et 5 secundi plati. Je crois comprendre qu’elle répond que toutes les pâtes arrivent ensemble. Du jamais vu. Effectivement, il manque la salade que j’ai commandé en entrée et le poulet de Melle. Mais il y a une erreur dans les pâtes. Elle repart en cuisine avec les 3 assiettes en rab. Nous commandons une autre bouteille de Moscato. Elle tarde à a arriver. M-chéri râle de + en +. La bouteille arrive. Nous demandons un seau à glace, elle apporte un bol avec des glaçons, M-Chéri la traite de tout … Les secondi plati arrivent … enfin, les 3 assiettes qui devaient patienter en cuisine … jamais les 2 autres. M-Chéri se lève en hurlant. La patron arrive et là ça dégénère. Le patron répète sans cesse « pas de scandale », M-Chéri s’énerve de + en +. Bref, nous payons (pour être + exact, nous nous faisons arnaquer, les 8 plats étant facturés alors que nous n’en avons mangé que 5) et quittons le restau, la soirée est gâchée. Pas grave, demain nous serons chez Sister et beau-frère, au calme, ma soeur nous aura mitonné de bons petits plats, j’en rêve déjà …

Vendredi 29 février : petit déjeuner, valises et hop nous sommes dans le taxi pour l’aéroport. Je suis vraiment contente de rentrer. De peur de râter l’avion, nous sommes TRES, TRES en avance, il est à peine 11h, l’avions décolle à 13h30. Nous trainons dans l’aéroport. Grand-B et M-Chéri mangent une assiette de fromages et de charcuteries, ils se régalent. Trop tôt pour moi, je n’ai pas faim. Les minutes passent … 14h, nous n’avons toujours pas embarqué … je commence à angoisser. 14h30, nous embarquons enfin mais comme nous décollons avec plus d’une heure de retard, je doute que nous ayons la correspondance. J’envoie un texto à Sister, je rêvais déjà du bon repas dont elle allait nous régaler … dommage. Je suis tellement épuisée que je ne râle même pas. Nous arrivons à Franckfort … trop tard. Finalement, nous allons transiter par Paris pour rejoindre Bordeaux … c’est d’un pratique … Nous arrivons finalement à 23h … Oh miracle, tous nos baggages sont là et à minuit nous sommes à Preignac … je crois que je n’ai jamais apprécié autant le plateau de fromage et le verre de vin rouge qui nous attendent.

Vacances à l’italienne #2

Dimanche 23 février , 8 heures, il fait déjà un soleil radieux. Les enfants débarquent dans la chambre et M-Chéri décrète qu’il faut se dépêcher d’aller déjeuner si nous voulons voir le pape. Sans vouloir blasphémer, le pape je m’en fous un peu mais comme je veux voir le Vatican, je cours comme les autres. Juste le temps de prendre une photo depuis la terrasse de la chambre … ce sera la seule de la journée, j’ai oublié de charger la batterie du numérique !!!
10h, nous arrivons au Vatican, il y a foule, M-chéri ne veut pas faire la queue pour visiter la basilique, à 4 contre 1,nous avons gain de cause. Pour la chapelle Sixstine, c’est autres chose,il doit y avoir 2km soit 4 heures d’attente … on abandonne. 11h, nous ressortons de la basilique, c’est bondé, le pape fait la bénédiction dominicale dans une heure, ça nous laisse le temps de boire un cappuccino (pour les + raisonnables) et une gelata pour les autres. 12h pile, le pape apparaît à la fenêtre, je reconnais que c’est impressionnant. Benoît annonce que ça lui donne envie d’être plus chrétien … M-chéri est affamé, premier pêcher de gourmandises à Rome !!!
Nous mangeons « Plazza Navone » à la Dolce Vita. Un piège à touristes mais nous sommes si bien à regarder déambuler locaux et touristes. Il y a un monde dingue. Nous décidons d’aller voir la fontaine de Trévi. Heureusement qu’elle est énorme car vu le monde, elle est inaccessible. Tous les magasins sont ouverts, les enfants veulent faire du shopping. Ce n’est pas du meilleur goût et hors de prix. Petit-B fait un caprice car il veut un Dodo, M-chéri en a marre de marcher … nous rentrons à l’hôtel.

Lundi 24 février : nous plions nos valises. M-chéri râle car nous allons les plier tous les 2 jours … et me félicite pour l’organisation. Nous partons visiter le colysée. Il y a encore beaucoup de monde, nouvelle bataille pour qu’il accepte la visite, moins d’1h après nous avons les billets d’entrée. C’est une fois encore impressionnant. Ils sont vraiment fous ces romains. Nous déambullons 2 bonnes heures dans les jardins du Pallatium avant de repartir à l’hôtel récupérer nos baggages puis direction la gare de Rome. M-chéri ne veut + marcher, il s’énerve. Nous arrivons à la gare, je suis de + en + malade, il râle encore, je craque. Je lui rend son passeport et sa CB afin qu’il rentre à LSC s’il le souhaite et je demande aux enfants ce qu’ils veulent faire, personne ne veut partir, je vais donc acheter les 5 billets. Je reviens, j’ai payé 390€ l’A/R, M-Chéri me traite de tout !!! Un panini plus tard, nous sommes dans le TGV pour Florence et 1h30 encore plus tard nous sommes arrivés. Je suis au bord de l’évanouissement tellement j’ai mal à la tête et au ventre. L’hôtel est minable (mais pas le prix). Nous partons nous ballader dans Florence et ouf, la magie de cette ville opère, tout le monde se calme, sauf ma grippe. Je ne peux même pas finir le repas, je rentre me coucher et  me gave d’Aspirine, j’ai largement dépassé le quota autorisé … demain est un autre jour.

Mardi 25 février : visite du musée des Offices. C’est à dimension humaine. Melle et Petit-B s’en foutent un peu, Grand-B apprécie, M-chéri semble résigné … la journée s’achève paisiblement entre balade dans la ville et shopping. La boutique DIESEL est à tomber, je craque pour un jean’s. Tout le monde le trouve très beau … sur le manequin qui doit faire au moins du 26 !!! C’est sur, les tops models ne se gavent pas de ravioli, gnocchi et autre pizza … pour moi ce sera taille 31 MERCI !!!! Nous mangeons dans un super piège à touristes, je décide que je ferais un billet avec les endroits à éviter en Italie, et celui ci aura une place de choix. C’est tellement minable que nous en avons le fou rire !!! Nous rentrons à l’hôtel refaire les valises, Florence aura plu à tout le monde, c’est déjà ça !!!

Vacances à l’italienne #1

Prologue
Vendredi 18h02 : appel de Titi pour savoir où nous en sommes des préparatifs, eh bien pour toutes les mauvaises langues qui disent que nous sommes toujours en retard (elles se reconnaitront) : nous partons à l’instant, le voiture remplie, M-Chéri encore malade et moi en phase d’incubation. 19h : appel de Grand-B « il n’y a pas de train ». Le choc. M-Chéri hurle et demande à parler à son père. Papi S. est déjà reparti, il a déposé Grand-B. M-Chéri hurle encore + fort, insulte sa mère comme il se doit et me félicite pour l’organisation des vacances … ça commence bien mal. Nous venons de rentrer sur la RN10 et mon impuissance est totale. Thierry est dans un état proche de l’hystérie, il veut faire demi tour et me refélicite pour l’organisation des vacances. Melle pleurniche mais finit par s’endormir, c’est toujours ca de gagné. Nous rappelons Grand-B, je n’arrive pas à croire qu’il n’y aura pas d’autre train ce soir … mais le temps passe et la SNCF ne trouve pas de solution, le prochain train est samedi matin à 5h30. M-héri refuse de se calmer, j’en entends des vertes et des pas mures. Je finis par appeler mon frère lui demandant de venir me chercher à Talence, M-Chéri ayant décidé de ne plus partir ou de venir chercher Grant-B dans la nuit. Finalement, Grand-B rapelle, son grand père est venu le chercher et le ramènera demain matin (encore un fois, merci Papi S.). L’ambiance est glaciale dans la voiture, je sens la grippe monter, j’ai de la fiévre et je les sens vraiment mal ces vacances. Je roule vite … et nous sommes chez Mel et Pierre à 21h. Ils nous ont préparé un excellent repas (je confirme, ils cuisinent trés bien), la table est superbe, le vin est bon (et doublement bon pour moi) … ils nous sauvent la soirèe !!!

Départ
Grand-B est arrivé aux aurores, nous avons récupéré petit-B et, à 11h à peine passées nous sommes à l’aéroport. Le comptoir d’embarquement tarde à ouvrir mais pas d’affolement, nous décollons à l’heure. La première partie du vol se déroule correctement. Transit par Franckfort, un peu d’attente mais idem, tout se passe bien. Petit-B et Melle sont surexcités et comme pour les vacances pécédentes, je me fais insulter parceque « mes » enfants sont trés mal élevés et beaucoup trop bruyants … je fais profil bas, j’ai vécu pire en allant au Maroc lorsqu’une marrocaine a jugé intolérable d’élever les enfants dans la propagande : elle avait juste demandé à petit-B s’il était content d’aller au Maroc et il a répondu que oui, mais il avait trop peur des attentats.

Arrivée à Rome
18h30 nous sommes à Rome. Nous attendons les bagages, M-chéri est persuadé qu’il va en manquer un, petit-B et Melle discutent avec Roberto Begnini de retour de la cérémonie des Césars, ils sont heureux. Nous survivons à la course en Taxi (au moins 140 km/h) et nous arrivons à l’hotel qui n’est pas dans le + beau quartier de Rome mais calme et confortable. Les enfants ont la chambre 307 et nous 402, je ne sais pas si je dois me réjouir d’etre au calme ou m’inquiéter de ne pas les avoir sous la main. Nous ressortons immédiatement, un sandwich à midi et depuis plus rien … un bon repas s’impose. Nous trouvons l’endroit qui va bien mais entre la grippe et la fatigue, j’abuse du vin pétillant, nous rentrons TRES joyeusement à l’hotel. Je suis au bord du chaos technique et je me rue sur le lit. Mème pas le temps de me déhabiller que Melle arrive en pleurant : première dispute. Je monte à l’étage calmer le jeu et M-chéri me poursuit en caleçons, vocifèrant des insultes … mais il a oublié la clef dans la chambre et la porte se claque. J’arrive écroulée de rire dans la chambre des petits qui du coup ne se disputent + du tout … tout le monde rit …M-Chéri boude, je n’arrive pas à cesser de rire … nous finissons par nous endormir.