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La salle des cent couverts

100 couvertsJe ne sais pas si vous être comme moi mais alors que je recherche toujours des activités quand je me déplace, j’ai tendance à négliger ce qui se passe dans ma propre ville … voire dans mon quartier.

Alors voilà, cela fait des semaines que dans la salle des Etats du château de Pau quelques dizaines de couverts sont en lévitation et j’ai attendu la dernière minute pour y aller. Cette salle également baptisée « Salle des 100 couverts » a été vidée pour l’occation et ce sont autant (enfin presque autant) de couverts qui ont été suspendus à hauteur de table … mais sans la table !

L’effet est saisissant quand on pénètre dans la salle et vraiment, le mariage de l’art contemporain et des lustres du château de Pau est très réussi.

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Quand Picasso célèbre les femmes

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J’ai tendance à toujours déplorer que les belles expos se tiennent à Paris … ou partout ailleurs que chez nous alors quand le musée des beaux arts accueille une série de gravures de Picasso consacrées aux femmes, je ne pouvais pas passer à côté.

J’ai donc pu déambuler en toute quiétude (de l’avantage des expositions en Province sans doute) devant plus de 60 gravures réalisées entre 1927 et 1964 qui sont autant de variations autour des femmes … et des femmes de sa vie.

Bon, je ne vais pas vous en faire des tonnes sur le génie de l’artiste, plus rien n’est à prouver. Mais j’ai été une fois encore très impressionnée par la technique de la gravure, filant sur internet à peine rentrée afin de me documenter davantage sur cette dernière.

J’ai particulièrement apprécié les portraits de Françoise avec son sourcil en accent circonflexe et son beau visage, j’ai été une nouvelle fois sidérée par le nombre de gravures ou dessins réalisés par Picasso, artiste si prolifique. Rien que sur les 4 dernières années de sa vie, entre 88 et 92 ans, il a dessiné plus de 15 000 estampes, rempli 2000 carnets de dessins et 2000 toiles. En deux mois, Picasso pouvait peindre plus de 90 tableaux, et 200 dessins par jour !

Il puisait son inspiration des femmes et de la relation qu’il entretenait avec elles. Des débuts amoureux enflammés à la séparation souvent orageuse, cela donne des portraits radicalement différents, avec de la douceur ou beaucoup de laideur !

… bref, si cette expo voyage du côté de chez vous, ne la laissez pas passer !

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Bric & Broc

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Un après midi de novembre de repos, c’est

un RTT en moins,
un peu d’équitation sous le soleil, le bonheur,
des kilomètres en plus (un voyage par ci, une course par là)
du rangement, un peu de ménage et le repassage en retard

mais c’est aussi une expo dans le cadre de la quinzaine des marionnettes.

Une jolie surprise que cette exposition intitulée « Flux et reflux »  créée par Jacqueline Delpy, plasticienne. Une série de réalisations faites de bric et de broc à partir de glands, de coquilles de noix, morceaux de bois, champignons ou autre oignons séchés. Rien de bien prétentieux, mais d’adorables personnages résultat des cueillettes enfantines de l’artiste.

Elle a rajouté des personnages miniatures qui semblent tout droit échappés d’un conte d’Andersen ou d’un film de Jeunet, à la fois attendrissants et effrayants, réalisés à partir d’objets de récupération, de pacotilles polies par la mer ou par le temps, des sujets aux couleurs délavées mais pleins de malice.

Et elle décrit tout ça « Comme le va et vient de la vie, avec ce flux et reflux permanent de nos émotions. Tantôt nous sommes gais et colorés, tantôt tristes et fatigués » … c’était un bien joli moment dont voici quelques images.

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Paris, Kandinski #2

« Les grands tableaux qui se forment peu à peu dans mon cœur …. » c’est par ces mots, exprimant son attachement profond à la peinture que Kandinsky évoque les œuvres qu’il projette de réaliser.

Alors ça y est, j’en rêvais, je l’ai fait … et j’ai aimé cette expo. Les œuvres sont présentées par ordre chronologique, balayant par la même la vie de l’artiste de 1907 à 1942. L’audio guide fourni à l’entrée est très bien fait : les explications sont intéressantes, soulignant les événements qui articulent sa vie et son œuvre et apportant un éclairage indispensable à la compréhension des œuvres. Bon, loin de moi l’idée de vous faire croire que j’ai tout compris car, même avec moult explications, les troïkas, les cavaliers ou l’atmosphère … il faut parfois beaucoup, beaucoup chercher pour les trouver !!!

Peu importe, comme attendu, j’en ai pris plein les yeux, j’ai refais deux fois la visite, par intérêt mais également à la recherche de l’original du tableau que j’ai à la maison afin d’en  décoder la signification. Sans succès alors, au vu des autres œuvres de la même époque, j’en déduis qu’à Paris, Kandinsky ayant fait la connaissance de Miro, Brancusi ou Léger, il a été marqué par l’influence du surréalisme. On trouve donc dans ce tableau une joie de vivre et une légèreté nouvelle, des formes qui dansent sur les lignes, reflet de la gaîté des années parisiennes de l’artiste … voilà sans doute pourquoi j’aime tant ce tableau amusant et coloré.

Et puis je retiendrai également cette phrase « L’art abstrait est le plus difficile de tous, pour pouvoir s’y adonner il faut être un bon dessinateur, avoir une grande sensibilité pour la composition et les couleurs, et, le plus important, être un authentique poète ». Bref, n’est pas artiste qui veut. Il ne suffit pas d’aligner un triangle jaune, un rond bleu et un carré rouge !!!

J’en ai également profité pour faire un tour à l’exposition Alexander Calder, sculpteur du XXème siècle. Les dizaines de figurines réalisées à partir de bric et de broc et animées de mécanismes sont absolument charmantes et  le « cirque Calder » tout à fait original. Les mobiles suspendus mis en scène par un jeu de lumière irréprochable respirent dans l’espace et enfin, les sculptures en fil de fer, vides sont d’un modernisme époustouflant. J’ai flâné moins longtemps à cette expo mais il aurait été dommage de passer à côté.

Alors voilà, c’était LE billet culturel de l’année. Pendant que j’arpente les salles d’expo, je ne dépense pas, et je n’ai même pas eu envie de faire les soldes. A méditer …

Paris, Kandiski

A l’heure où ce billet est programmé, et si tout va bien (mais TOUT ira bien), je serai au centre Pompidou en train d’en prendre plein les mirettes devant les gigantesques œuvres de Kandisky.

Je n’aurai sans doute pas le temps de faire autre chose que cette expo puisque je vais me contenter d’un aller-retour express et que ma journée de jeudi est planifiée de rendez-vous en rendez-vous, ne laissant pas la moindre place au dérapage de timing.

Pas de soldes au programme donc, juste un petit tour chez Toraya, LE salon de thé japonais si j’arrive à m’échapper 10 minutes.

A suivre.