sport

Courir

2013 La féminine

Je vous en ai parlé mardi dernier, ça m’a pris comme ça, un coup de tête.

Je marche régulièrement mais mon dernier footing datait de plusieurs années et ma dernière paire de baskets … heuh … idem …

Mercredi, j’a donc attaqué mon premier entraînement running, chaussée et « collantée » de neuf, avec 40 minutes de course sans trop de mal apparemment. Bon, pour tout vous dire, malgré les consignes d’étirement de de réhydratation intense, jeudi matin j’avais l’impression de marcher avec des cuisses en bois. Peu importe, j’ai recouru un peu moins longtemps, histoire de remettre la machine en route. Ce sont les premières minutes qui sont les plus douloureuses ensuite ça vient tout seul (même sous la pluie).

Vendredi, reprise de la marche : easy, même pas mal et en plus cette sensation bizarre de m’être à peine dépensée.

Samedi : j’ai récupéré mon dossard et basta (bon, accessoirement j’ai quand même des journées de dingue au restaurant, ça entretient les muscles).

Dimanche matin, après un petit déjeuner de sportive (enfin, soyons honnête, le même que tous les autres jours, la culpabilité en moins !), j’ai religieusement enfilé mon collant (je passerai sur la joie des bourrelets moulés), mon soutif spécial sport (celui là, il a plus de 15 ans et n’est pas trop usé) et mon T-shirt Maje (et oui, même les plus nulles sont sponsorisées, c’est pas beau ça … merci ma copine !).

10h30 j’avais RV avec THE TEAM et leur coach. Nous voilà parties pour quelques foulées d’échauffement (oup’s, mon capital était limité, inutile de le griller de suite) et hop, direction la ligne de départ. Presque 1500 coureuses, un brouhaha pas possible et les consignes : s’écarter pour laisser passer les pressées !

11h, le départ. J’ai oublié ma montre, j’ai finalement laissé mon Iphone (avec ma nouvelle appui Nike) à Mr Chéri je suis vraiment la fleur au fusil. Je sens que ça part vite, très vite, trop vite pour moi? Les lettres dorées Maje de mes copines s’éloignent mais je garde mon rythme : 1,2,3,4,j’inspire, 5,6,7,8,je souffle. A mi course, je les rattrape, et je continue : 1,2,3,4,j’inspire, 5,6,7,8,je souffle. Dernier tiers, je me sens pousser des ailes et j’accélère un peu, je sprinte même à la fin (c’est pas malin, je sais …) et hop, je passe la ligne d’arrivée : écarlate, essoufflée et transpirante … mais heureuse : Yes I can !!!

à jambes vaillantes rien d’impossible …

Running

Une envie de bouger,
Une vexation de Mr Chéri et de l’aîné des enfants,
Une envie de se prouver quelque chose à soi même,
Un pari
…. et me voilà engagée pour une course à pieds alors que je n’ai pas couru depuis des mois (hum, années ?).

Idée envisagée lundi (et non, ce n’était pas un poisson d’avril),
Concrétisée hier (je suis inscrite, me suis achetée de nouvelles chaussures et ne vais donc pas me dégonfler),
Finalisée en fin de matinée (RV chez le médecin pour le certificat médical),
Validée aux aurores par une footing de 7km (la course en fait 6) …

Je n’irai pas jusqu’à écrire « même pas mal », faudrait quand même pas pousser mais encouragée par Melle (qui même si elle trouve sa mère folle la motive), par le papa de Melle très sportif qui m’a préparé un plan d’attaque pour la semaine (enfin,ce qu’il en reste) je suis moralement prête pour dimanche et c’est déjà beaucoup.

A suivre …

A vélo

Lorsque nous sommes arrivés de la campagne à la capitale du Béarn, nous avons découvert les inconvénients de la ville … mais aussi ses joies parmi lesquelles, celle de ne plus avoir à prendre la voiture pour un oui ou pour un non. Nous nous déplaçons principalement à pied mais pour de plus longs trajets (tout est relatif …), j’ai pris l’habitude d’utiliser les Vélib (Idécycle chez nous). Certains trouvent que c’est un luxe tant les stations sont proches les unes des autres mais quand bien même, c’est un luxe devenu journalier pour moi me permettant d’aller en quelques minutes des halles, à la banque en passant par mes petits commerçants préférés.

Pas de souci de vol, pas de problème de local à vélo, pas d’ennui mécanique … juste le plaisir de pédaler, et de traverser la ville d’un bout à l’autre en quelques coups de pédales. Les vélos sont confortables et j’apprécie tout particulièrement le panier délicieusement rétro et si pratique pour faire 3 courses.

 Avec ces vélos d’inspiration hollandaise, point de pince à pantalon ou de pantalon dans les chaussettes, même en robe ou en jupe (à l’exception de la jupe droite), avec des talons et donc avec élégance c’est praticable … le preuve en images.
 

Paresseuse moi ?

Je ne suis pas ce qu’on pourrait fondamentalement appeler « Une paresseuse » mais disons plutôt que je manque de volonté pour certaines choses telles que le régime, les économies … ou les abdos !!!

L’hiver 2009 a été long, froid, humide et j’ai hiberné sous quelques kilos avec le plus grand bonheur. Le printemps est arrivé avec sa rengaine habituelle : le soleil pointe le bout de son nez, les jupes raccourcissent, les crèmes amincissantes et les régimes miracles s’approprient les pages des magazines … et je me motive pour aller faire du sport… sauf qu’en général, ça marche une fois, deux puis c’est trop fatigant et/ou trop contraignant …

Le printemps 2009 n’a pas échappé à la règle, en pire même, sans doute l’année supplémentaire. Alors que ma tête ne rêvait que de prendre l’air et de bouger, mon corps freinait des quatre fers et quand je réussissais à l’extirper du canapé, je manquais singulièrement d’entrain. Cette apathie générale n’avait rien pour me plaire, moi pour qui, « savoir de rien faire » nécessiterait un coaching personnalisé intense.

Bref, quand j’ai entendu parler de la « Gym des paresseuses », cette gym qui consiste à ne rien faire de plus que ce que l’on fait au quotidien … aucun doute, je me suis dit que c’était pour moi. En plus, je me suis assez bien retrouvée dans Les Paresseuses, ces petites bonnes femmes joliment dessinées !!! Pas besoin de me remettre à la gym en salle justaucorps en latex et abonnement qui coûtent un bras (quand bien même, je n’aurais pas le temps de caser la moindre séance dans mon emploi du temps  sur rempli), le seul effort que j’aurais à faire serait donc : d’y penser. Simple … mais pas gagné, surtout quand on sait ça.

La gym de paresseuses, c’est donc plein de petites astuces du genre pour acheter le pain on y va à pied : bon là, ça va pas le faire, la première boulangerie est à 8 kilomètres, ça risque d’être un peu brutal comme effort et terriblement chronophage. Je zappe les pages métro : j’habite le trou du c** du monde (au mieux, un bus par jour), je passe rapido sur les pages ascenseur : je ne prends jamais l’ascenseur. Facile me direz vous, je bosse dans une entreprise qui ne dispose pas de bâtiment administratif, mon bureau est au 1er étage (ceci dit, je marche trois minutes pour aller le rejoindre une fois ma voiture garée) …

Autre astuce : prendre conscience de ses muscles. Exemple, au bureau on contracte les fesses une minute sans broncher puis on relâche. Et on recommence. Ok mais j’ai déjà du mal à gérer les priorités alors si en plus je dois me rappeler que toutes les minutes je change de fesse, encore une fois, ça va pas le faire (ceci dit, j’essaye en tapant ce billet, et une minute c’est super long ; pu**** mais c’est vrai que je suis paresseuse !!!)

Je continue : Quand on marche, on s’imagine en train de défiler en maillot de bain: on rentre le ventre et les fesses et on redresse les épaules. Comme les danseuses classiques. Ouais, je m’imagine bien traversant la cours tendue comme un string en plein effort de redressement musculaire.

Pendant  qu’on cuisine, on pense à monter et redescendre sur la pointe des pieds pour faire travailler les mollets. On peut même cuisiner, repasser ou passer l’aspirateur les jambes semi-fléchies. Le problème c’est qu’en ce moment, je n’ai plus le temps de cuisiner (mais celui de grignoter oui) et à peine celui de repasser ou de passer l’aspirateur. Ceci dit imaginez moi un peu, le manche de l’aspirateur à la main, en train de marcher en canard … à faire en catimini si je ne veux pas en entendre parler pendant des jours et en plus, voilà qui va doubler mon temps de nettoyage !!!

Pour finir, on n’oublie pas non plus devant notre série préférée (chouette « Damages » a recommencé) de se détendre. C’est tout un art que d’étirer ses muscles selon les paresseuses et puis  c’est fou tous les exercices qu’on peut faire, mine de rien, devant la télé … sauf que je n’ai pas le temps de la regarder, la télé.

Bon je me moque mais ce petit livre est un recueil de petites astuces pleines de bon sens, d’idées de massage, des conseils diététiques …. autant de choses que je connais sur le bout des doigts (ouais, abonnée à ELLE depuis des années, ça cultive !!!) et qui sont sans doute efficaces … si on y pense !!!

Bon, j’en reviens quand même à la Gym box  qui  à priori est faîte pour celles qui, comme moi, se lassent très vite de faire sans cesse les mêmes mouvements, qui reportent toujours au lendemain, qui oublient et finalement abandonnent … Le principe est très simple. Outre le petit fascicule bourré d’astuces, il y a des fiches colorées. Un paquet pour les abdos, un pour les fessiers et un pour le stretching. Alors j’essaye de tirer au sort 3 cartes, 3 fois par semaine. Pour une séance par jour, il faudrait que je me lève 20 minutes plus tôt tous les matins et là, c’est définitivement NON !!!

Alors voilà, j’ai commencé il y a un mois, je ne suis déjà plus qu’à, une fois par semaine, j’ai zappé 100% la semaine dernière mais motivée par L’épice, je vais tenter de m’y tenir et comme elle le dit si bien « peut-être que cette fois ci sera la bonne » !!!

ça n’arrive qu’à moi

Définitivement, je crois que ce n’est pas ma semaine.

Si vous souhaitez transformer une balade bucholique à vélo, détente de fin de journée, en une épreuve sportive et musclée … digne d’un mini raid, suivez moi !!!

Etape 1 : décider de faire le tour habituel … mais dans le sens inverse … c’est bon de changer ses habitudesEtape 2 : se sentir en forme (en fait, ça descend beaucoup plus que ça ne monte dans ce sens), et décider d’allonger la balade par un petit détour par le village.

Etape 3 : se laisser tenter par le « chemin des chênes » si joliment nommé. Passer devant de jolies maisons inconnues, pédaler à l’ombre des chênes, zieuter discrètement le panneau « Attention au chien » … et se faire courser par un énorme Patou des Pyrénées (normal me direz vous, c’est la région)

Etape 4 : pédaler à fond de peur de se faire niaquer les mollets, finir dans un champ à l’herbe haute. Ne pas oser faire demi tour histoire de ne pas tenter le diable le patou deux fois de suite

Etape 5 : traverser plusieurs champs, escalader des clôtures, porter le vélo, courir en levant bien haut les genoux car après avoir échappé au chien, se serait bête de se faire mordre par un serpentEtape 6 : retrouver la route, LA bonne route. Apprécier de rouler sur le bitume et laisser son esprit vagabonder tout en pédalant.

Etape 7 : trouver que la route monte beaucoup, qu’elle monte depuis un certain temps,  qu’elle monte encore et toujours, et de plus en plus à l’ombre … bizarre

Etape 8 : se rendre à l’évidence, on a loupé l’embranchement qui ramène à la maison

Etape 9 : faire demi-tour et rentrer en nage chez, suante mais heureuse de cet effort

Etape 10 : ruiner tout cet effort en se jettant sur le pain et le fromage et s’affaler sur le canapé. Si, si, ça m’arrive (le canapé. Parce que le fromage c’est tout vu et c’est pour ça que je pédale en ce moment) !!!