Thaïlande

Sawadee Ka Thaïland #7 (the end)

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Pour la fin de notre séjour en Thaïlande, nous avions choisi de nous reposer. 5 jours à ne rien faire si ce n’est lire et paresser au soleil. Au petit matin, nous avons donc pris l’avion de Bangkok à Phuket et, autant vous le dire de suite, dès que l’avion entame sa descente vers Phuket, vous savez que vous allez atterrir au paradis !

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Mais comme cela aurait été trop simple, nous avions décidé que encore plus paradisiaque que les plages de Phuket, l’île de Ko Phi Phi serait l’endroit rêvé. Nous étions débarrassés de notre guide (aussi ravie que nous de nous laisser, elle s’est jetée sur son enveloppe de pourboires, la dite enveloppe ayant été une source incroyable de conflit entre nos hommes partisans du zéro pourboire et nous, du pourboire minimum la somme étant de toutes façon dérisoire au vu du budget des vacances. Avec le recul, l’option zéro aurait sans doute été la bonne …).

Bref, arrivés à Phuket, un taxi nous attend direction une marina depuis laquelle nous embarquons à bord d’un speed boat direction l’île. C’est incroyable le nombre de films qu’on peut se faire avant de voyager. Je crois que je m’étais imaginé que « speed boat » signifierai traversée rapide et plage quelques minutes plus tard mais c’était sans compter sur la distance et sur un océan démonté ce jour là (Attention, l’océan indien « démonté » n’a rien à voir avec notre océan Atlantique mais en bateau à vive allure, ça remue pas mal). Le temps de traversée plus que doublé, c’est plus de 2 heures plus tard, trempés et un poil malades que nous apercevons enfin l’hôtel.

Mais ce n’était pas encore la fin du périple, le débarquement se fait via une remorque attelée à un tracteur (ça non plus, jamais je ne l’aurais imaginé) et approcher le bateau de la remorque a pris un très long moment et achevé de nous doucher (mais l’eau est tellement chaude …).

La nuit était tombée quand nous avons pu enfin regagner nos chambres (magnifiques).

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Au petit matin, j’ai pu profiter du lever du soleil et de la plage déserte (hôtel quasiment vide) et aucun doute, le paradis, ça se mérite ! D’un autre côté, je me suis dit que ce n’était pas l’endroit où tomber malade tant je me suis sentie au bout du monde. Cette idée m’a très vite abandonnée je vous rassure.

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Nous sommes restés 5 jours sur cette île merveilleuse. Une balade tous les matins (très tôt car passé 8 heures toute activité sportive devient éprouvante tant il fait chaud et humide) et puis plus rien … si ce n’est manger, lire et dormir … le rêve je vous dis. C’est une fois l’an mais cela fait partie des bonheurs que je suis capable d’apprécier à chaque instant et que j’attends d’une année sur l’autre !

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La végétation de l’île est terriblement dense (Mr Chéri n’a que très moyennement apprécié cette jungle (sic) dans laquelle il craignait sans cesse de se trouver nez à nez avec un reptile) et peuplée de singes et oiseaux qui offrent un dépaysement total. Depuis le sommet des montagnes, la vue est à couper le souffle mais vous ne verrez rien, je fais du sport sans téléphone ni appareil photo !

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Sur cette partie de l’île, tout a été reconstruit et il ne reste que des mémoriaux, des panneaux de signalisation pour fuir en cas de tsunami et des sirènes.

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Voilà, c’était un beau voyage, de quoi me motiver pour les prochaines vacances … en 2016 !!!

Sawadee Ka Thaïland #6

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Avant de retourner vers Bangkok, nous passons la journée à Chiang Mai. Le matin, notre guide nous emmène vers les ateliers d’artisanat qui ont contribué à la renommée de la ville.

En fait d’ateliers, c’est une grande zone commerciale, succession de grandes surfaces destinées à la vente. A l’entrée de chacune, une petite pièce musée afin d’expliquer les techniques souvent ancestrales mais qui ont sans aucun doute été relayées par des fabrications quasi-industrielles.

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Nous sommes certes un peu déçus mais certaines visites se révèleront très intéressantes. La fabrication de la soie qui passe par l’élevage des vers et la culture des muriers destinés à les nourrir est sans doute la plus passionnante (ici le filage).

Les objets en teck et en particulier le mobilier sont magnifiques et la fabrication d’ombrelles ou éventails haute en couleur.

Ceci dit, nous en avons très vite eu marre, et notre guide ayant perçu qu’elle ne toucherait aucune rétro-commission avec nos achats a accepté de nous laisser quelques heures au cœur de Chiang Mai. Nous en avons profité pour déambuler dans le marché, aussi typique que celui de Sukhothai mais beaucoup plus grand.

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Nous avons tenté quelques aventures culinaires, je sais dorénavant que je peux manger épicé (même si j’avais l’impression que mes lèvres avaient doublé de volume) … mais personne n’a osé les insectes, même si cela n’avait rien de trop ragôutant, c’était psychologique !

C’est ensuite en train de nuit (15 heures quand même) que nous avons regagné Bangkok. Les wagons avaient un côté auberge de jeunesse très sympathique, peuplés exclusivement ou presque de touristes … plus ou moins bruyant et c’est en n’ayant que très peu dormi que nous sommes arrivés à Bangkok au petit matin.

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Le temps d’une douche et nous voilà embarqués sur un bateau long et effilé pour une balade sur les klongs (canaux), qui quadrillent le vieux Bangkok sur quelques 80 km (les canaux, pas la balade !). L’alternance de belles villas bâties en dur et de maisons sur pilotis est détonante. Les varans qui prennent le soleil sur les perrons ont l’air placides et certains sont énormes !

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C’est en bateau que nous arrivons au temple Wat Arum qui se dresse tel une pyramide. Les marches sont hautes et la verticale sévère. Je suis en manque d’exercice mais cette ascension se rappellera à mon bon souvenir pendant 48 heures tellement j’aurais de courbatures !

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Nous reprenons notre bateau direction le grand palais qui est à Bangkok ce que Versailles est à Paris, foule comprise ! Il est pourtant tôt mais il est impossible de circuler et la chaleur est intense. Cela ne nous empêchera pas d’être ébahis devant tant de splendeur : toits en tuiles vernies, plafonds des galeries en bois laqués, des feuilles d’or à gogo … et le fameux bouddha d’émeraude qui a enfin trouvé sa place ici après avoir été déplacés d’une capitale à l’autre pendant des siècles. Il est petit certes mais magnifique drapé dans son costume d’hiver en or (oui, il est rhabillé à chaque saison).

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Nous rentrons à l’hôtel un peu sonnés par notre nuit en pointillé, la chaleur et la foule. A quelques heures de nous laisser, notre guide est au firmament de son antipathie et quand nous lui demandons ce qu’elle nous conseille à Bangkok, elle nous répond « Rien » (oui, sic !!!) et nous informe que le métro est à notre disposition. Du coup, nous foirons un peu le reste de la journée et lézardons au bord de la piscine, dégoûtés !

A la tombée de la nuit, nous montons au 27ème étage de l’hôtel d’où la vue sur la ville est à couper le souffle … de quoi nous donner des regrets !

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Sawadee Ka Thaïland #5

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Dès l’aube, nous voilà repartis sur les routes, direction les montagnes du Nord. Chianrai est le carrefour routier de cette province limitée au nord-ouest par la Birmanie et au nord-est par le Laos. Nous sommes à quelques 800 m d’altitude et surplombons le Mékong qui fait office de frontière entre les trois pays,  face au triangle d‘or, zone baptisée ainsi en raison du commerce de l’opium. Nous n’en saurons pas davantage sur le trafic, si ce n’est que quelques minorités, très pauvres, continuent à cultiver la plante interdite.

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Cette vue est davantage symbolique que réellement belle mais ce lieu est tellement chargé d’histoire que nous sommes impressionnés. Côté Thaïlandais, la zone est sûre mais nous avons été arrêtés et contrôlés à de nombreux barrages de police et la zone semble quand même assez peu ouverte au tourisme. Pour l’anecdote, le bâtiment que vous voyez en rouge est un casino, propriété de la Chine. Il suffit de demander un visa pour traverser le Mékong et aller tenter sa chance, les jeux d’argent sont interdits en Thaïlande.

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Après avoir eu cette vue d’ensemble, nous reprenons la voiture direction le camp d’éléphants de Ruanmmit pour une balade à dos d’éléphant. Le camp est géré par les habitants d’un village Karen. Je n’ai pratiquement pas pris de photo durant cette journée, préférant me laisser porter et surtout riant du stress de Mr Chéri qui définitivement ne sera jamais un cavalier, ni à cheval, ni à dos d’éléphant. Pourtant, la balade était on ne peut plus sécurisée, avec un guide mais les quelques centaines de mètres que nous avons parcouru dans la rivière auront définitivement effrayé mon homme qui était terrorisé à l’idée de de tomber dans l’eau et de se faire dévorer par les crocodiles ( … nous n’avons pas vu l’ombre de la queue d’un seul !!).

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La balade s’est poursuivie dans le village, qui était peu animé mais tellement typique … de quoi me donner des envies de trek dans cette région. Nous avons ensuite descendu la rivière Mae Kok sur une pirogue à moteur, admirant tout du long les plantations d’ananas, quelques magnifiques villas mais surtout un paysage resté sauvage, magnifique. Avec du recul, ce sera sans aucun doute le point d’orgue de notre voyage et celui que nous avons le plus envie de revoir mais il est déjà temps de reprendre la voiture direction Chiang-Mai.

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Notre chauffeur conduit comme un pied (voilà, c’est dit). Il peut rouler avec une prudence excessive (se traîner) pendant des kilomètres et prendre des risques insensés dans les routes de montagne quelques heures plus tard. Tout le monde dort dans la voiture, moi, j’ai décidé que je mourrai éveillée … 500km en apnée !!!

Aux dernières lueurs du jour, nous arrivons enfin à destination, après 8km de col où nous doublons ou croisons un nombre hallucinant de cyclistes, je ne pense qu’à me dégourdir les jambes. Ca tombe bien, pour accéder au monastère Wat Phra Suthep, perché à 1650m, quelques 300 marches nous attendent mais non, notre guide décide que nous prendrons le funiculaire … c’est sans appel … j’ai des envies de meurtres !

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La vue d’en haut est magique et aucune photo ne rendra hommage à la lumière liée aux derniers rayons de soleil qui viennent se heurter sur les plaques de cuivre ou de bronze dorées qui constituent le toit du cloitre.

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A suivre …

Sawadee Ka Thaïland #4

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En ce quatrième jour, nous continuons notre progression vers le nord. La végétation est de plus en plus verte et abondante, nous montons en altitude et les barrages routiers de plus en plus nombreux … c’est encore loin Chianrai ?

Nous faisons une halte dans la région du Lampang. Cette ville a perdu son côté pittoresque au profit d’une modernisation un peu anarchique. Visite du Wat Phra That Lampang Luan. Ce temple ne m’a pas laissé un souvenir impérissable et pour être tout à fait honnête, si je n’avais pas pris de notes je crois même que je l’aurais complètement oublié.

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La mémoire me revient un peu, aidée par la chronologie des photos mais il ne reste que quelques souvenirs de cette journée : un lac immense au bord du quel nous avons fait la pause déjeuner, des plantations d’ananas sur les collines,  des arbres à teck à profusion et des heures de route avant d’arriver à bon terme. Nous nous dirigeons vers les montagnes du Nord. Chianrai est le carrefour routier de cette province limitée au nord-ouest par la Birmanie et au nord-est par le Laos.

Notre guide nous perd, notre chauffeur s’agace mais nous arrivons quand même à trouver le village où vivent encore quelques minorités ethniques. Alors qu’à la faveur des tours et détours nous imaginions trouver un lieu perdu au milieu de la forêt, en fait, à quelques encablures de la route principale, se trouve un village … typique certes mais avec un droit d’entrée payant (cher, très cher) et un parking à autocars … déception, nous sommes bien loin d’un rendez-vous en terre inconnue !

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Soyons positif, ce sera l’occasion de faire de belles photos mais ce lieu nous met extrêmement mal à l’aise. Je n’aime pas jouer les voyeurs devant une population qui tient davantage du folklore que de l’authenticité … Le village est fait de maisons traditionnelles, en bois ou torchis et différentes ethnies y résident. De religions différentes, elles vivent toutes en autarcie dans ce village d’où elles ne peuvent pratiquement pas sortir … enfin, c’est ce que nous a dit notre guide mais comme avec du recul elle nous a dit beaucoup de non-vérités …

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La tribu des Padaung d’où sont issues les « femmes girafes » est une minorité ethnique de Birmanie. Ils ont fui le régime militaire Birman dans les années 90 et leur statut dans le village ne nous a pas semblé bien clair. Finalement, je crois que ce lieu sera un regret davantage qu’un beau souvenir …

Quand enfin nous arrivons à notre hôtel, la journée a été longue, très longue et l’hôtel est lugubre, très lugubre ! La nuit a pratiquement envahi les lieux, nous sommes perdus au milieu de nulle part et les seuls occupants de l’établissement (nous, le guide et les moustiques). Je me dégourdis les jambes dans la piscine au fond bleu marine et je me fais le film (de guerre) tant l’endroit est glauque. Les grenouilles qui tiennent lieu de fontaine sont en berne, le bar de la piscine désaffecté, les fils électriques pendent et les serviettes de piscines sont usées à la corde … ce lieu me colle la chair de poule mais contre toute attente, les températures plus clémentes et l’air est moins étouffant nous offriront notre première nuit réellement réparatrice … seules les puces viendront réveiller notre amie et lui laisseront un souvenir tenace pendant les jours qui suivront !

Sawadee ka Thaïland #3

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Nous continuons notre visite du vieux Sukhothai avec le monastère troglodyte de Wat Sri Chum. Un bouddha qui ne semble pas immense de loin et dans un lieu tellement harmonieux qu’on a l’impression que même les arbres ont trouvé leur place et qu’ils n’auraient pu être ailleurs, la composition parfaite !

Le bouddha de plâtre que l’on découvre timidement par une ouverture réduite se révèle à nous finalement immense. C’est le bouddha résistant à la tentation de Mara qui y est représenté et la main est connue pour être la plus belle main de bouddha de Thaïlande … aucun doute, cela en impose. Pour vous donner un idée, assis devant la main, nous arrivons tout juste à hauteur d’une phalange !

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Toujours à Sukhothai, voici le Wat Chang Lom (le temple entouré d’éléphants). C’est le temple le plus important de style cinghalais mais c’est surprenant de voir à quel point le site est abandonné, ouvert à tous vents.

Comme beaucoup d’autre monuments, aucune protection n’est offerte à ces vestiges et ici, les cariatides sont  assez abîmées et c’est incroyable tous ces trésors que nous trouverons en gagnant le nord de la Thaïlande … un immense musée à ciel ouvert.

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Nous profitons de l’après midi pour visiter le marché de la nouvelle ville de Sukhothai. Depuis que nous sommes en Thaïlande, nous sommes chaque soir partis « à l’aventure » pour nous restaurer. Le plus important reste de se faire comprendre quant au dosage des épices. Légèrement épicé pour eux frôle l’implosion pour nous !!

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Ceci dit, les Thaïlandais sont adorables et se plient chaque fois en quatre pour nous faire plaisir. Nous adorons manger sur une table de camping dans la rue, mais surtout, nous nous régalons de tous ces produits fraichement sautés au wok ou passés au grill devant nous. Point de photo de nos agapes nocturnes, téléphone et appareil photo restent à l’hôtel, c’est ça aussi les vacances !!

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Le marché est organisé en zones : celles des légumes, des viandes et volailles, des poissons séchés ou frais (sur de la glace), des fruits, des herbes aromatiques ou encore des fleurs. La proximité du Mékong et le climat contribuent à une agriculture assez riche. C’est frais, gouteux et coloré, rien d’étonnant à ce que nous mangions aussi bien !

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