Critiques littéraires

Ca jazze pour moi #2

Après la soirée manouche survitaminée de l’avant-veille, soirée latine jeudi soir. Le tempo a plutôt intérêt d’être allègre car la fatigue de la semaine commence à se faire sentir. M-Chéri a fait un effort, il sera de la soirée.

de l’amadouer, nous choisissons un bon restaurant avant d’aller au concert. Il fait chaud, très chaud au premier étage de l’établissement mais la table est excellente et la vue sur la place de Marciac magnifique … ouf, c’est un bon début. Nous traînons un peu à table, tant pis pour Biel Ballester, nous ne verrons que la fin de sa prestation, pas assez pour juger mais au vu des applaudissements, ce devait être pas mal.

22H, je piaffe d’impatience, j’attends Roberto Fonseca. Un mélange d’excitation et d’appréhension, son dernier concert était tellement fantastique que j’ai peur d’être déçue. Je me dévoue pour la place achetée à la dernière minute (bon, j’avoue un égoïsme certain, elle était beaucoup mieux placée que les 7 autres et il me plait d’être seule pour savourer ce grand moment musical).  On dit du pianiste, que c’est un des fleurons de la nouvelle génération de musiciens cubains … réputation non usurpée !!!

Il monte sur scène, panama de cuir vissé sur la tête, la batteur s’échauffe, le percussionniste suit, les premières touches sont tapotées sur le piano, les premières notes s’échappent du saxophone  … le ton monte et instantanément la magie opère. Déjà les premiers applaudissements. Le concert sera un festival à lui tout seul. Fonseca ne quitte pas des yeux le percussionniste, son ami d’enfance. Leur connivence est totale, on ne sait jamais si c’est parfaitement réglé ou improvisé mais quoi qu’il en soit, c’est magique. Le public ne s’y trompe pas. Un mélange subtil d’énergie et de douceur aux inspirations Cubaine et Africaine. Devant 500 ou 5000 personnes, il dégage une aisance et un charisme tranquilles pour nous offrir avec son quintette cette soirée généreuse et festive. Le public en redemande. Deux heures de concert, des rappels multiples … mais il faut laisser la place au suivant et non des moindres.

Yuri Buenaventura, chanteur de salsa colombien. J’ai eu la chance d’assister à un concert à Tempo Latino dans les arènes combles de Vic Fezensac … inoubliable. Il entame celui ci par un petit mot aux jeunes de Marciac avec qui il a passé l’après midi leur souhaitant beaucoup de bonheur musical, c’est sa gentillesse qui transpire. Le concert commence mais il est déjà très tard ou très tôt. Aucun doute, je retrouve la même présence scénique qu’à Vic. Son « Cita con luz » est moins rythmé salsa, plus balade mais c’est si agréable. Nous ne resterons malheureusement pas jusqu’à la fin,  il ne faut pas abuser de la patience de M-Chéri qui jure qu’on ne l’y reprendra plus … moi, j’ai hâte de connaître le programme 2010 !!!

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