Critiques littéraires

On ne meurt pas d’amour (Géraldine Dalban-Moreynas)

Soyons honnête, ce livre, si on ne me l’avait pas prêté, jamais je ne l’aurais lu, et je pense même  qu’il est de ceux que sur lesquels je n’aurais même pas posé un regard en librairie (oui je sais, c’est une forme de snobisme … 😉 !!).

« On ne meurt pas d’amour » ou variation sur un thème éculé. Elle : journaliste à la veille d’épouser un homme perpétuellement en déplacement. Lui :avocat, marié à une américaine et père d’une petite fille. Il sont tous les deux trentenaires, vivent dans la même résidence,  fréquentent les beaux-quartier Parisiens et finissent par céder à une passion dévorante.

Tous les clichés du roman de gare sont là (même le titre) mais contre toute attente, je n’ai pas détesté ce livre.

Certes, c’est terriblement convenu : c’est très parisien (mais les parisiens pensent aussi que nous sommes très provinciaux, non ?), ils sont beaux (mais on ne va quand même pas reprocher cela aux gens), ils sont riches (ou pas, mais visiblement ils n’ont aucun problème d’argent) et les premières pages m’ont quelque peu effrayées tant ce microcosme bobo-parisien est agaçant mais petit à petit Géraldine Dalban-Moreynas trouve son style et je me suis laissée embarquer dans cette histoire d’amour, de folie, de passion sexuelle qui, faute de nous faire vibrer littérairement parlant, sonne juste.

La tension monte, les phrases sont courtes, les SMS fusent, les émotions sont fulgurantes et j’ai tourné les pages avec frénésie. Je me doutais de l’issue, terrible,inéluctable mais j’étais loin du compte. J’ai eu mal pour elle et je n’ai eu de cesse que la dernière page tournée, l’heure était indécente et j’étais soufflée.

Un livre qui se dévore n’est jamais un livre raté. Si ce livre est autobiographique, Géraldine Dalban-Moreynas n’est effectivement pas morte d’amour, je trouve même qu’elle va plutôt bien si j’en crois son compte Instagram et je comprends que ce livre, écrit il y a un certain temps déjà, lui ait été nécessaire pour mettre un point final à cette histoire. Si c’est pure fiction, bravo pour le réalisme de l’histoire !

Bon, je reste persuadée que ce livre est un pur produit d’instagram, qu’il a été bien plus lu dans le cercle des blogueurs, influenceurs, intagrameurs quadra-parisiens mais peu importe cette histoire c’est comme quand tu avales un bonbon super chimique tu sais que c’est pas terrible mais sur le coup c’est bon !

Et puis, j’ai lu dernièrement des livres très bien écrits mais tellement poussifs qu’à tout choisir …

On ne meurt pas d’amour
Géraldine Dalban-Moreynas
Editions Plon
208 pages

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6 Comments

  • Reply
    matchingpoints
    25 mai 2020 at 10 h 01 min

    Pourquoi ne pas assumer un simple plaisir ? Il nous arrive de regarder des films qui, une fois terminés, ne laisseront pas un très grand souvenir, sauf du bon moment passé.
    Cela pourrait être un livre écrit pendant le confinement puisqu’ils habitent dans le même immeuble;)

    • Reply
      Laurence
      25 mai 2020 at 21 h 05 min

      C’est ça, comme un film sans prétention que l’on regarde avec plaisir !!

  • Reply
    Koalisa
    27 mai 2020 at 11 h 07 min

    J’adore ta comparaison avec le bonbon ! Un plaisir coupable, c’est si bon parfois !

    • Reply
      Laurence
      28 mai 2020 at 14 h 42 min

      J’aurais pu écrire « Y’a pas de mal à se faire du bien » !! Bises

  • Reply
    yuko
    2 juin 2020 at 9 h 57 min

    J’aime beaucoup l’allusion au bonbon (et au snobisme 😉 ) pas sûre de me pencher sur c livre à vrai dire 🙂 bises

    • Reply
      Laurence
      2 juin 2020 at 15 h 21 min

      Sûre que tu ne liras pas aussi sûre que je ne l’aurais pas lu si une amie ne m’avait dit « c’est l’histoire de ma vie » …

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