Humeurs

Plus belles les dents

 

Il paraît que les français ne changent pas assez souvent de brosse à dents (1,4 par an contre 4 dans les pays germaniques). Ce n’est sans doute pas la faute à la multitude des brosses proposées … à moins que trop de choix ne tue le choix justement.

 

Habituée à acheter ma brosse en pharmacie, hier, j’ai décidé par fainéantise de profiter d’une halte rapide au supermarché pour remplacer la mienne … Pour la rapidité, ce ne fut pas vraiment l’effet escompté car je suis restée stupéfaire devant l’immensité du rayon, sûre de savoir ce que je voulais (une brosse à dents) mais incapable de m’y retrouver devant ce gigantesque éventail. Le temps de constater que le prix d’une brosse est finalement assez proche de celui pratiqué en pharmacie mais que le choix s’avère beaucoup plus complexe … et ça me laisse perplexe.

 

Rentrée à la maison, clic-clic et je me renseigne sur le marché de la brosse à dents. Je vous passe les statistiques ennuyeuses et vais droit au but. 85% du marché en valeur de la brosse à dent est réalisé en grandes et moyennes surfaces. Les consommateurs prendraient leur temps pour choisir leur brosse à dents, passant en moyenne 1,10 minute devant le rayon … c’est une moyenne. Tu parles d’un euphémisme. Soit tu joues à pic pic et colégram et tu pries pour avoir fait le bon choix, soit tu y passes l’heure.

Il n’y a pas si longtemps, la brosse à dents n’était que l’accessoire banal du dentifrice et on l’achetait sans trop y réfléchir. Il semble que le design soit maintenant aussi important que sa vocation primaire. Je passerai vite sur la partie du rayon destinée aux enfants. En faire un produit ludique est effectivement une belle idée si cela peut contribuer à inculquer de bonnes habitudes dès le plus jeune âge de nos enfants, c’est bien … passons.

 

Produit marketing par excellence, la brosse à dents s’affiche désormais dans les étals sous des formes et des teintes très différentes sur plusieurs mètres de linéaires avec un choix de dingues.

 

La couleur : pour moi, elle n’est utile que pour que chacun identifie au premier coup d’œil SON ustensile. Maintenant, si j’avais ma salle de bain personnelle, je la choisirais peut-être assortie au carrelage …

 

Les poils : courts ou longs. A brosse dure, médium ou souple. En soie, synthétique ou mélange. Avec ajout ou non de plastique pour se gratter la langue, pour mieux circuler entre les dents, pour toutes les atteindre et que sais-je encore ….

Les têtes : ovales, carré ou rondes. Larges ou étroites. Avec ou sans tête interchangeable Flexibles ou pivotantes … et même musicales (oui, oui).

 

… à l’unité, par deux voire par quatre. Manuelle ou électrique, électrique rechargeable ou à pile, à manche ergonomique… je vous le dis, acheter une brosse à dents en grande surface est un vrai casse tête … pour peu que tu aies décidé d’acheter ta brosse à dents, ton dentifrice et ton shampoing le même jour, tu passes trois plombes dans le rayon …

 

Pour conclure en « mode environnement » (pu****, je suis à fond en ce coment !!!), je crois qu’il n’existe toujours pas de miracle pour l’issue de la brosse à dents en fin de vie. Aucun procédé n’a pour l’heure été mis en œuvre pour la recycler. Hier, je l’ai donc choisie complètement au hasard mais … à tête changeable (moins de plastique) et à défaut, je veille à fermer le robinet quand je me brosse les dents (ça compense un peu pour la longue douche, non ?)

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