La liste de mes envies #6

Mocassins x Garance

Je ne sais pas si c’est lié la douceur de ces derniers jours (20° tout de même) mais j’ai des envies de mocassins, de mocassins pieds nus … cette photo vue chez Garance n’y est sans doute pas pour rien !

J’ai le slim, x petits tops noirs, je trouverai toujours le sac et vous savez quoi, et bien quand j’aurais les mocassins, c’est le manteau qui me fera envie …

Bon WE !!

Homme sans chien (Hakan Nesser)

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Dans une petite ville de Suède, la famille Hermansson se retrouve au complet pour souffler 105 bougies : les 65 ans du père Karl-Erik et les 40 d’Ebba la fille aînée. Ebba arrive avec des deux ados de fils et son mari. Robert, son frère est la honte de la famille pour avoir participé à une émission de télé-réalité et avoir été humilié devant la Suède toute entière et enfin, Christina, la petite dernière, jeune maman avec son compagnon Jabob se joignent à la fête. Tous s’y rendent à reculons et ces retrouvailles un peu forcées prennent un tour définitivement irrécupérable quand Robert et Henrik (le fils aîné d’Ebba) disparaissent à 24 heures d’intervalle.

Ce livre n’est pas vraiment un polar et pas vraiment un roman … ou un peu des deux. Hakan Nesser dresse le portrait d’une famille aux liens distendus, engluée dans des non-dits et des rancoeurs, confrontée aux bouleversements de son époque.

Le ton de ce roman est souvent grave et caustique. A mi livre, on sait déjà ce qui s’est passé pour les deux disparus. La seconde partie du livre est consacrée à l’inspecteur Barbarotti qui démêle tant bien que mal les ficelles d’une enquête qui traîne en longueur (une année) et cette quête de la vérité occasionne une critique cinglante de la petite bourgeoisie suédoise.

La lecture est compliquée au début (comme chaque fois avec les noms nordiques j’ai du mal à m’y retrouver) et il faut s’accrocher mais j’ai dévoré ce livre. Le style est assez sophistiqué et séduisant. C’est une histoire de fous habilement menée vers un final noir et bluffant !

 

Homme sans chien
Håkan Nesser
Ed° Seuil Policiers
477 pages

Quand Picasso célèbre les femmes

201411 Picasso

J’ai tendance à toujours déplorer que les belles expos se tiennent à Paris … ou partout ailleurs que chez nous alors quand le musée des beaux arts accueille une série de gravures de Picasso consacrées aux femmes, je ne pouvais pas passer à côté.

J’ai donc pu déambuler en toute quiétude (de l’avantage des expositions en Province sans doute) devant plus de 60 gravures réalisées entre 1927 et 1964 qui sont autant de variations autour des femmes … et des femmes de sa vie.

Bon, je ne vais pas vous en faire des tonnes sur le génie de l’artiste, plus rien n’est à prouver. Mais j’ai été une fois encore très impressionnée par la technique de la gravure, filant sur internet à peine rentrée afin de me documenter davantage sur cette dernière.

J’ai particulièrement apprécié les portraits de Françoise avec son sourcil en accent circonflexe et son beau visage, j’ai été une nouvelle fois sidérée par le nombre de gravures ou dessins réalisés par Picasso, artiste si prolifique. Rien que sur les 4 dernières années de sa vie, entre 88 et 92 ans, il a dessiné plus de 15 000 estampes, rempli 2000 carnets de dessins et 2000 toiles. En deux mois, Picasso pouvait peindre plus de 90 tableaux, et 200 dessins par jour !

Il puisait son inspiration des femmes et de la relation qu’il entretenait avec elles. Des débuts amoureux enflammés à la séparation souvent orageuse, cela donne des portraits radicalement différents, avec de la douceur ou beaucoup de laideur !

… bref, si cette expo voyage du côté de chez vous, ne la laissez pas passer !

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Instantané du jour #11

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J’aurais pu vous la faire aux couleurs d’automne mais j’ai préféré partager avec vous une dernière miette d’été avec ces quelques fraises qui ne viennent pas de l’autre bout du monde mais d’un producteur local … certes,  elles ont peu perdu en couleurs, mais ces Mara des bois sont encore délicieusement parfumées et sucrées !

La faiseuse d’anges (Camilla Läckberg)

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Je viens refermer le dernier opus de Camilla Lackberg « La faiseuse d’anges » et une fois encore je l’ai dévoré, même si je l’ai trouvé moins savoureux que certains précédents.

C’est encore et toujours la même recette : une construction s’articulant autour du passé et du présent et deux histoires qui se rejoignent à la fin mais, inutile de chipoter, l’auteure arrive à maintenir le suspense et c’est toujours avec plaisir que l’on retrouve Erica et Patrick ainsi que la brigade de police de cette petite ville de Suède.

Ici, côté passé il est question de la mère de Dagmar, condamnée pour infanticides au début du XXème siècle et de ses descendants que l’on suivra au cours du siècle; côté présent, la police de Fjällbacka est amenée à intervenir suite à un incendie à l’origine suspecte sur la petite île de Valö. Ebba et son mari, marqués par la perte d’un enfant sont venus restaurer la maison de famille d’Ebba, famille dont elle est l’unique rescapée puisque les autres membres ont disparu sans laisser la moindre trace alors qu’elle n’avait que quelques mois, un jour de Pâques presque 30 ans auparavant.

Ca fonctionne bien mais c’est quand même cousu de fil blanc et Erica Falke en aventurière intrépide (et inconsciente) est un poil agaçante dans ce 8ème volume. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, ça se laisse lire et je sais que je retrouverai avec plaisir cette famille attachante pour le 9ème opus.

La faiseuse d’anges
Camilla Lackberg
Ed° actes noir d’Actes Sud
437 pages