Naissance d’un pont (Maylis de Kerandal)

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Ce livre raconte la construction d’un pont gigantesque dans une ville imaginaire de Californie, en 2007. Des dizaines d’hommes et de femmes arrivent de tous les coins du monde en quête de travail. Des ouvriers aux cadres en passant par tous les emplois indirects, c’est à travers leur destin que l’on suivra ce chantier pharaonique.

Voilà, le décor. Le prix Médicis qui a été attribué à ce livre et la venue de Maylis de Kerangal (toute auréolée du succès de son dernier roman) pour une séance de dédicace m’ont poussé à lire ce livre mais quelle déception !

J’ai d’abord été très déroutée par le style : difficile. Des phrases très longues, des parenthèses sans fin, le mélange narration et dialogue rendent la lecture ardue mais on finit par s’y faire (traduction : il faut s’accrocher !).

Le plus gros problème reste sans doute que c’est long, très long. Beaucoup de retour en arrière, d’explications sans fin cassent le rythme et je suis allée au bout avec difficulté, n’accrochant jamais vraiment, ni à l’histoire, ni aux personnages.

Bref, j’ai été déstabilisée et profondément ennuyée par cette histoire mais j’ai quand même prévu de lire « Réparer les vivants » du même auteur dont je n’ai entendu que du bien !

Naissance d’un pont
Maylis de Kerandal
Edition Folio
330 pages

Instantané du jour #8

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Parce que j’aime écrire, parceque j’aime la sensation du crayon à papier qui glisse sur le papier, parce que j’aime aiguiser les crayons et voir le bois se transformer en un joli ruban …

Quatre murs (Kéthévane Davrichewy)

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Quatre. Les quatre murs d’une maison familiale devenue trop grande pour une femme seule. Quatre frère et sœurs qui se retrouvent une ultime fois en ce lieu chargé de leur enfance. Quatre enfants qui ont grandi ensemble mais ne sont pas tout dit et sont devenus presque étrangers au fil des années.

Deux ans après la vente de la maison, le frère aîné invite la fratrie en Grèce, berceau familial afin de faire plaisir à leur mère et de tenter de recréer la cellule familiale sur laquelle, le père décédé semble toujours peser.

Je ne connaissais pas cet auteure mais j’ai apprécié la vivacité de sa plume et l’émotion suscitée par ce roman familial où les relations entre les différents personnages sont abordées par les quatre enfants, tour à tour narrateurs, chacun livrant sa perception de la famille.

Secrets, nostalgie, rancœur, regrets, amour … autant de sentiments racontés par chacun un peu comme un voyage initiatique.

Les personnages de Kéthévane Davrichewy sont sincères, touchants et émouvants. Ils ont presque tout pour être heureux mais se laissent empoisonner l’existence par la jalousie et l’amertume.

D’une écriture précise et ciselée, l’auteure nous livre un roman juste, sensible et plein de tendresse.

Une jolie découverte que ce petit (180 pages à peine) livre magnifiquement écrit.

Quatre murs
Kéthévane Davrichewy
Editions Sabine Wespieser
180 pages

Instantané du jour #7

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ça y est, on parle de rentrée (scolaire pour les uns, littéraire pour les autres, les deux même parfois).

Aucun doute, ça sent vraiment la fin des vacances et même la météo nous propulse en automne avant l’heure !

Alors j’ai des envie de repos, de chaleur, d’eau fraîche … bref, j’ai besoin de vacances !!!

Bonjour Sagan

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Sagan 1954, c’est l’histoire de Françoise Quoirez, juste avant Sagan. C’est l’histoire d’une jeune fille moderne avant l’heure qui deviendra une légende et en cela, le livre est particulièrement intéressant.

Sagan 1954 raconte les semaines qui entourent la parution du roman « Bonjour Tristesse » en 1954, à une époque où les jeunes filles sont encore modèles et où, rappelle l’auteur, une femme a besoin de l’autorisation de son époux pour gérer son quotidien. Anne Berest, se glisse le temps d’un roman dans la peau de Françoise Sagan, mêle habilement vérité et fiction, mettant en parallèle sa propre vie d’écrivain et de femme avec celle de Françoise Sagan et nous offre un livre assez indéfinissable.

Sagan 1954, c’est aussi l’histoire d’une génération, d’une belle amitié entre Françoise Sagan et Florence Malraux, la rencontre avec des géants de la littérature.

Même si au final, Anne Berest ne parle que peu de « Bonjour Tristesse », je n’ai eu qu’une envie : relire ce livre (et les autres accessoirement) et là, autant vous le dire de suite, je n’ai pas été déçue. J’ai même été bouleversée par ce livre qui reste tellement moderne 70 ans plus tard.

Sagan 1954 (Anne Berest)
Edition Stock
185 pages