Glacé (Bernard Minier)

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Alors que le troisième livre de Bernard Minier est en vente, je viens enfin de lire son premier opus.

Le problème des livres dont on parle trop, c’est que ça me fait un peu peur mais là, oui, j’ai eu peur mais pour de bonne raisons (oup’s … elle était facile mais je n’ai pas peu m’en empêcher !).

Sujet : Le cheval favori d’Eric Lombard, multimillionnaire à la tête d’une multinationale, est retrouvé mort, dépecé et suspendu « déployé » au sommet d’un piquet de téléphérique qui mène au sommet de la centrale hydroélectrique de Saint Martin de Comminges. L’affaire confiée à Martin Servaz se révèle délicate : certes, ce n’est qu’un cheval mais le propriétaire est puissant et déploie les moyens nécessaires pour que la vérité soit faite.

En parallèle, Diane Berg, jeune psychologue suisse prend ses fonctions à l’institut Wargnier, établissement pilote de haute sécurité dans lequel sont enfermés de dangereux criminels psychopathes. Hirtmann est l’un d’eux et on a retrouvé une trace de son ADN sur la scène du crime.

Je ne vous en dirai pas davantage (je déteste en savoir trop sur un livre avant de le lire) mais dès les premières pages, vous serez propulsé au cœur d’une enquête palpitante à rebondissements multiples

Je connais un peu ce coin des Pyrénées et je suis chaque fois sidérée par l’ambiance grise et froide qui s’en dégage. Par temps de pluie, c’est carrément lugubre voire angoissant et cette atmosphère glacée est vraiment perceptible.

J’ai littéralement dévoré ce livre. J’ai eu un mal fou à éteindre la lumière le soir et j’ai même eu des sueurs froides à la lecture de certains passage, bref, un super moment de lecture, du début à la fin (pas toujours gagnée la fin d’un polar) !

Le style est simple et efficace mais suffisamment dense et surtout tellement bien rythmé, c’est savoureux. Les personnages sont typés mais jamais caricaturaux et j’ai hâte de retrouver le commandant Servaz.

Dans mon vanity #6

SAMSUNG CSC

Je ne sais pas chez vous mais ici, si vous désirez prendre quelques couleurs, il faut se faufiler entre les averses, ou tricher !

Moi, je triche avec cette poudre Esthéderm qui a tout bon : facile à appliquer, elle ne déseèche pas la peau, donne un effet hâlé naturel … et reste à un prix abordable !

La petite communiste qui ne souriait jamais (Lola Lafon)

201407 LecturesDe Nadia Comaneci je me souviens du corps musclé, du salut tendu et de cette coupe de cheveux au bol. Je me souviens aussi des figures enchainées à vive allure sur les diagonales du tapis ou de ses folles voltiges aux barres asymétriques. Je ne me suis jamais intéressée plus que ça à la gymnastique mais cette petite roumaine a quand même marqué mon esprit et sans doute celui de beaucoup de ma génération.

Nadia Comaneci, celle qui a enchanté les Jeux Olympiques de Montréal en 1976 au point de mettre KO tous les ordinateurs qui n’avaient pas été programmés pour permettre la saisie du 10 offre à Lola Lafon la possibilité d’un ouvrage fascinant, mi biographie, mi roman ; le roman d’une vie (un destin complexe et bouleversant) et d’une époque historique sombre.

Ce livre raconte non seulement la jeunesse de la jeune roumaine mais aussi la Roumanie des années 80 et les lubies du couple Ceaucescu. La première partie est consacrée à la sélection de la toute jeune Nadia, les entraînements à outrance, les régimes draconiens et autres méthodes permettant de retarder la puberté des gymnastes afin d’offrir la jeunesse éternelle. La seconde partie est davantage centrée sur les évolutions de la Roumanie, la souffrance du peuple roumain et les derniers soubresauts de l’endoctrinement avant la chute du bloc de l’est.

Lola Lafon explique que « si les dates, les lieux, les évènements ont été respectés, pour le reste elle a choisi de remplir les silences de l’histoire et ceux de l’héroïne ». J’ai beaucoup aimé cette construction particulière faite de courts chapitres donnant un rythme efficace et cette façon qu’a eu l’auteure de donner la parole (de façon fictive) à Nadia Comaneci pour qu’elle rectifie, commente et apporte sa propre version des faits sur sa vie et sur la Roumanie.

La partie qui m’a le moins plu est sans doute celle traitant de la fuite de Nada Comaneci à l‘ouest, plus complexe et moins percutante mais ce n’est qu’un petit bémol.        

J’en profite pour vous mettre en ligne une video, à voir ou revoir !!!

La petite communiste qui ne souriait jamais
Lola Lafon
Actes Sud
315 pages

De mes errances de blogueuse

Il y a maintenant plus de 6 ans que je tiens ce blog, avec plus ou moins de régularité. J’ai changé de cap pas mal de fois, démarrant un blog « famille » (trois enfants facétieux sont une source intarrissable d’inspiration), puis blog mode (du temps où aucun des trois dits enfants n’était étudiant et où j’avais un budget shopping), puis blog humeur et dernièrement ce serait surtout blog lecture (les livres ça coute beaucoup moins cher que le shopping).

Ceci dit, le côté beautysta ou fashionista qui sommeille en moi n’est jamais bien enfoui alors aujourd’hui, un fois n’est pas coutume, c’est un comming out (et je vous livre même une selfie, c’est dire !!!), je vais parler de moi. Je pourrais discuter régime (trop vu/lu), problème pédicure (pas glamour pour deux sous), shopping (oui un peu quand même, ça va venir) mais là, de suite,  parlons cheveux !

Celles qui me suivent depuis longtemps savent que j’ai essayé des dizaines de produits pour dompter les cheveux frisés et frisottant (c’est surtout le côté frisottant d’ailleurs le problème). Rien de marche vraiment, surtout quand on vit en Béarn, région sans doute la plus arrosée de France !

Bref, après des années à essayer d’apprivoiser mes boucles, en janvier j’ai testé le lissage Koréen et six mois plus tard, je peux vous en parler … en bien. J’ose le dire : ça a changé ma vie. Fini les heures de soin/lissage/brossage/roulotage pour une résultat bof et surtout ruiné en quelques minutes si le temps est humide.

Autant vous le dire de suite, c’est long, très long (et accessoirement cher mais le résultat est à la hauteur). Après la pré-visite Compter 4 heures pour :
- la phase de test qui dure plus d’une heure (plusieurs produits sur des mèches test et plusieurs temps de pause, autant de possibilités),
- deux ou trois shampoings histoire d’éliminer toutes trace de silicone,
- une application du produit + vérification toute les 3 minutes, rinçage,
- séchage à froid (avec ma tignasse, le séchage à froid ça dure des plombes)
- lissage au fer
- application du produit fixateur
- re-rinçage et re-lissage !

Presque 4 heures plus tard, je ressortais les cheveux lisse comme un coréenne … un peu trop, j’ai mis deux semaines à me faire à cette nouvelle tête. Le plus pénible a été de ne pas me laver la tête pendant 48 heures et de faire bien attention à ne pas plier le cheveux pour ne pas le casser … oui,  je suis trop impatiente !

6 mois plus tard, le résultat est encore bluffant. J’ai regagné un peu en volume (et ça me va bien), je sèche mes cheveux à la va-vite, un coup de brosse sur les pointes et j’ai toujours l’air d’avoir réalisé un brushing impeccable … je vous le dis, ça a changé ma vie !!!

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Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre (Rentrée littéraire 2013 1,26%)

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A l’aube de la fin de la première guerre mondiale, deux jeunes poilus se sauvent mutuellement la mise. L’heure de la démobilisation sonne et c’est alors un difficile retour à la vie qui s’offre aux deux soldats puisque c’est un autre combat pour la survie qu’il va falloir mener et il n’est pas simple d’être une gueule cassée au sortir de cette guerre atroce. Le désir de revanche les animant, ils vont monter une terrible escroquerie.

Comment peut-on prendre autant de plaisir à lire une histoire aussi macabre ? C’est là tout le talent de Pierre Lemaitre.

Dès les premières pages, il est évident que le destin de ces jeunes soldats est affreux. Les horreurs de la guerre des tranchées y sont décrites par le menu et malgré tout on a envie d’aller plus loin et au sortir de la guerre le réquisitoire contre l’administration et le business opportuniste de certains est particulièrement sordide.

Bref, rien de bien gai dans tout ça me direz vous mais Pierre Lemaitre est un conteur captivant à la plume vive. Bien que ce soit d’une tristesse à pleurer et d’une cruauté à avoir des envies de meurtre, il a cette façon de nous présenter des personnages haut en couleurs avec toujours une pointe d’humour qui permet de mieux supporter la tragédie.

Bref, c’est efficace, le style est impeccable, ça se lit vite (trop vite même) et savoir que Goncourt peut rimer avec grand public, ça me réjouit !!!

PS : Je continue mon pourcentage de lecture concernant la rentrée littéraire de sepembre 2013, je n’ai jamais autant lu de livres dès leur sortie, je crois que ce millésime 2013 aura été exceptionnel !!