La vocation (Sophie Fontanel)

 

SAMSUNG CSC

Sophie Fontanel, j’ai l’impression de la connaître depuis toujours … enfin depuis « La grande Famille » sur C+ alors autant vous dire que ça date.

J’adorais ses rubriques, j’ai aimé ses livres et j’aime toujours cette autodérision et la simplicité dont elle ne se départ jamais.

Son dernier livre La vocation est un roman autobiographique alternance de chapitres racontant l’exode de Méliné (sa grand mère) et le présent de Sophie devenue directrice de la mode pour le magazine ELLE. Méliné a fuitl’Arménie et les persécutions subies par son peuple. Elle a des rêves de mode et d’élégance à la française. Chaque chapitre rapproche un peu plus les vies de Méliné et de Sophie. Au fil des pages, leurs parcours (et quels parcours !) se rejoignent et la passion commune de la mode qui les anime est confrontée : « l’adoration des beaux vêtements » pour l’une et la réalité d’un monde fascinant mais tellement fermé et conventionné pour l’autre.

Les chapitres sont courts, c’est vif et bien écrit. C’est une histoire de famille (même si l’auteure a pris des liberté avec l’histoire de cette dernière), mais aussi celle de l’intégration des arméniens et de l’émancipation des femmes des années 20 à aujourd’hui.

Sophie Fontanel n’est pas tendre avec le milieu de la mode (ni avec elle même d’ailleurs) lorsqu’elle explique le manque de spontanéité, l’enjeu du business, la course au paraître et ce moule dans lequel elle n’arrive pas à rentrer. Il y a beaucoup d’humilité et de recul dans ce livre, une jolie parenthèse de lecture estivale !

La COP21 et mon vanity

J’ai régulièrement des relents d’écologie. Non pas que je ne le sois pas au quotidien (je trie, je marche, je suis locavore au maximum … bon, je consomme trop mais ça, c’est un autre débat) mais disons que régulièrement j’ai des prises de consciences un peu plus aigües.

Il y a quelques semaines, une liste de produits cosmétiques agressifs (voire dangereux) a été dévoilèe et tout récemment ce sont les produits d’entretien carrément nocifs qui ont été pointés du doigt. Du coup, j’ai décidé de faire un peu le point sur mon propre mode de fonctionnement version salle de bains !

1 : Je garde les échantillons glanés dans les magazines ou en parfumerie depuis des années. J’ai jeté tous les fonds de teint, j’ai utilisé les shampoings et lait pour le corps (quitte à m’intoxiquer c’est vrai mais je ne suis pas à un paradoxe près …). J’ai trié sérums, masques, soins yeux et crèmes et cela fait plusieurs mois que ma routine quotidienne est faite de petits sachets (ma peau n’est pas susceptible, ouf !!!) je dois pourvoir tenir encore quelques semaines à ce rythme … le côté positif est que je n’aurai rien acheté en terme de cosmétique depuis plus de 6 mois.

2 : J’ai terminé tous les tubes, flacons ou pots entamés, prenant conscience de ma frénésie de découvrir des nouveautés … ridicule ! Il est évident que tous ces contenants ont terminé dans un sac jaune !

3 : J’ai rédécouvert les vertus du savon. Ma fille en fait des parfaits aux huiles essentielles et finalement le plus dur est de trouver un joli porte-savon égouttoir car le savon qui vous échappe des mains sous la douche ou qui baigne au fond du bac c’est l’horreur !
D’ailleurs ma chérie, si tu passes ici … je n’en n’ai plus et si tu pouvais me les faire sans coeur car après j’ai de la peine de les utiliser 😉

4 : j’ai raméné chez Séphora tous les flacons de parfums vides qui trainaient – en décoration ? – dans la maison (ce qui en outre permet d’obtenir une réduction de 20% sur votre achat … mais je n’ai rien acheté, j’en ai encore plusieurs d’avance … no comment !!)

5 : j’ai remplacé les cotons et autres disques à démaquiller par les éponges Konjak (éponge composée de fibres végétales de Konnyaku). Cette petite éponge ronde nettoie en profondeur sans abimer la peau et elle est légèrement exfolliante. Moi qui utilisait au moins 10 disques par jour c’est un net progrès !  Je lave les éponges en machine régulièrement dans un sac à lingerie.

6 : Bon, là vous allez sans doute vous dire que je vire à l’intégrisme mais je vous assure que je suis une personne sensée, saine d’esprit et somme toutes assez modérée ; j’ai pour la première fois réalisé mon déodorant maison et je vous assure que c’est aussi efficace que simplissime. Exit donc tous mes déos à spray ou stick (sac jaune également ça va sans dire 😉 ) … et oui je transpire et non, avec ce déo maison je ne pue pas !!

7 : Avec mon boulot, j’ai régulièrement les mains dans l’eau ou la vapeur (je dois bien essuyer 100 verres chaque jour). J’ai testé x crèmes pour les mains et là, je viens de découvrir le graal : l’huile de chanvre en alternance avec l’huile d’amande douce. Finis les tubes plastiques (il n’en fallait au moins un par mois) je peux même recharger mes petits flacons pompes.

8 : De plus en plus, je fais attention aux emballages. Je n’achète plus de crèmes en pots en verre certes magnifiques mais il y a plus lourd de pot que de crème et l’illusion d’en avoir davantage ne fonctionne plus. J’évite les produits emballés et sur-emballés, je privilégie les plus gros contenants. Du coup, je m’interroge sur mon abonnement à Birchbox qui certes me fait découvrir des produits mais quand même c’est anti-développement durable à souhait entre les doses miniatures, les jolis coffrets, plus celui de la poste … mais bon, je l’ai déjà dit, je ne suis pas à un paradoxe près !!!

9 : bon, je pourrais ajouter en vrac que je ne prends pas de bain (et pour cause je n’a pas de baignoire mais quand même je n’aime pas ça !), que j’utilise des éco-recharges de coton-tiges (sans le baronnet plastique le coton-tige), que je ne me lave les cheveux que deux fois par semaine (c’est fou ce que les shampoings et autres masques encrassent la bonde de la douche alors imaginez dans les égouts et plus loin …)

Dès que j’ai le temps, je vous refais le même billet version prosuit d’entretien, je suis à fond 😉 !!
Et vous, l’écologie ou la gren-attitude, ça vous titille ?

Transatlantic (Colum McCann)

Attachment-1

Transatlantic est un roman choral (et foisonnant) qui s’étire sur plus de 150 ans. De 1845 (Lily, jeune domestique de 17 ans rencontre un esclave qui témoigne des horreurs de l’esclavage aux Etats Unis tout en découvrant une Irlande rongée par la famine) à 2011 (le Sénateur Mitchell, américain ayant oeuvré pour la paix en Irlande dans les années 90) en passant par 1919 (date du premier vol transatlantique, l’avion parti de Terre Neuve se posera sur une terre d’Irlande), l’auteur nous raconte le destin extraordinaire de gens … ordinaires.

La construction est habile, un puzzle qui se tisse (et que l’on démêle) avec des fils reliant des personnages historiques et d’autres imaginaires, de l’Irlande aux Etats Unis. Le fil rouge de ce roman étant une lettre écrite par la petite fille de Lily confiée aux deux aviateurs américains.

J’ai bien aimé l’écriture délicate et la force qui s’en dégage mais vraiment j’ai eu beaucoup de mal à faire le tri entre tous ces protagonistes, à chercher les liens les unissant ou à m’y retrouver dans les dates. Bref, ma lecture a été laborieuse même si j’ai apprécié la description de l’Irlande (cette vision sombre d’un pays tourmenté en fait le seul « personnage » réellement attachant du livre), la dernière page tourné a été un véritable soulagement.

Parfois je fais les choses à l’envers. Alors que j’avais entendu et lu énormément de bonnes critiques de « Et que le vaste monde poursuive sa course », j’aurais sans doute du commencer par lire ce dernier …

Le dompteur de Lion (Camilla Lackberg)

Depuis « La princesse des glaces », le premier livre de Camilla Lackberg, j’attends chaque année ou presque le nouvel opus de la romancière véritable phénomène de la littérature mondiale.

La recette reste identique (alternances de courts chapitres dans le passé et dans le présent avec les différents protagonistes), déviances familiales et perversion de l’âme humaine. Les deux héros, Patrick Hedstrom et Erica Falk – sa femme – finissent toujours par se retrouver sur la même enquête. Dans ce neuvière opus, la bridade policière de Fjällbacka enquête sur des disparitions de jeunes filles dont une vient d’être retrouvée atrocement mutilée. Erica travaille sur un nouveau livre, l’histoire d’une jeune femme qui purge une peine de  prison pour le meurtre de son mari et maltraitance sur sa plus jeune fille.

Camilla Lackberg a toujours autant d’imagination, la vie de famille des protagonistes offre régulièrement des respirations salvatrices, cela flirte parfois avec le fantastique mais au final, alors que cela fait plusieurs livres que j’étais très déçue, celui là m’a emballée et je me suis laissée manipuler jusqu’à la dernière page.

Bref, c’est efficace et agréable, la lecture d’été parfaite !!!